mardi 15 juillet 2008
Rien Que Du Bonheur
Eh oui, comme la mini-sitcom sur la Une!
J'ai toujours autant de travail qu'avant (dans le boulot éditorial, on alterne entre le rêve et le cauchemar!), sinon plus, mais j'arrive à mieux relativiser et j'essaie de contrôler la pression pour ne pas sombrer dans la folie... Quoique cela fait déjà un moment que je vis dans un monde parallèle! Le tout étant d'en prendre conscience et de l'assumer...
Je n'ai même plus le temps d'en vouloir aux gens, du moins à ceux qui s'obstinent à vouloir rendre la vie amère autour d'eux. Je n'ai pas ce temps-là. Le temps en lui-même est déjà bien trop haché, divisé, calculé. Je ne peux plus me permettre d'accorder de l'importance aux choses et aux gens qui, dans le fond, ne m'apportent rien et me semblent relativement transparents, en fin de compte...
Par contre, je veux bien m'arrêter pour un sourire, un mot gentil, un coup de fil, une pensée, un rêve éveillé, un battement de coeur. Cela en vaut mille fois la peine!
C'est rien que du bonheur...
mardi 10 juin 2008
La Journée de la Colère
Je m'étais promis de ne pas me laisser déborder par un quelconque sentiment, ces dernières semaines, mais j'ai failli à ma bonne résolution: depuis hier soir, je suis en colère, j'ai la rage au coeur et au ventre et ce sentiment ne me fait pas le
plus grand bien...
Je suis en colère contre les intolérants, les racistes, les gens qui abusent de leur statut social, les hypocrites qui estiment qu'il soit plus facile d'oeuvrer dans le dos qu'en face, les manipulateurs, les stressés de la vie au stress communicatif, les grands indécis qui ne comprennent pas que la vie soit trop courte, les fieffés menteurs et tricheurs voulant parvenir à leurs fins, ceux qui veulent me convaincre que l'art est une perte de temps, ceux qui pensent que la corruption fait partie de la vie et régit nos vies...
Je suis en colère, parce que je suis en colère. La rage au coeur, la rage au ventre. La peur au coeur, la peur au ventre.
lundi 5 mai 2008
Un Fidèle Lundi
Le week-end s'est mal passé et le pire, c'est que la semaine commence mal, elle aussi.
Des lapins posés, attendre un téléphone qui sonne (et qui ne sonne pas), vouloir un peu de paix intérieure pour écrire et m'occuper de mes personnages, sans y parvenir, trop d'ondes familiales grésillantes interférant pour pouvoir savourer la fin d'un bon bouquin, vouloir aller noyer son désarroi dans la boisson sans atteindre son but (je sais, pas bien!)... Et surtout, attendre un impatiemment un coup de fil et ne pas avoir le courage d'appeler soi-même (quelle horreur... ou plutôt quel manque de courage!)...
Le lendemain étant un autre jour, on garde espoir pour le lundi, bien que de légende, on déteste les lundi. Et là, hélas, ce n'est pas mieux. On se lève à la bourre, avec un sacré mal de gorge, on ne trouve plus ses clés, ni ses affaires pour la gym, on ne trouve pas de taxis pour aller bosser (c'est notre moyen de transport en commun ici), le chauffeur de taxi semble avoir pris du valium et avoir les neurones à plat, car il roule à vingt à l'heure, l'ambiance dans la matinée est terne, le ciel est gris, indécis et ne veut pas se décider à déverser son averse. L'ordinateur, l'outil de travail est lent, ne semble pas disposé à se réveiller et à reconnaître son maître. Mauvaises surprises, mauvaise ambiance, humeurs sombres. De quoi déteindre sur mon espoir limpide de rattraper un lundi à défaut d'un week-end plus ou moins raté...
La pause, ouf, un instant de répit, pour se redonner une humeur joyeuse, pourquoi pas appeler une copine Outre-Méditerrannée... Instants de bonheur. Mais là encore, on tombe au taxiphone sur un commerçant qui, une fois la conversation terminée, nous sort un prix exorbitant, incohérent, incroyable (le prix habituel x6). C'est de la faute de moi la cliente qui me suis trompée de cabine, j'aurais dû "deviner" qu'il fallait plutôt entrer dans la cabine de droite, quand même!
Alors on revient encore plus énervée qu'avant de pause et là, on s'ennuie grave, les minutes semblent des heures, on ne voit pas la fin de la journée.
Ouf, sursaut d'espoir, cours de gym, un peu de détente. Tout se passe bien, on narrive à l'heure, la prof est sympa, les participantes motivées, je ne me tords pas de cheville, tout va bien.
Puis on donne cours particulier de portugais, comme souvent après les cours, l'élève a bien retenu la leçon d'avant, semble motivé comme d'habitude et transmet son énergie à sa prof un peu sonnée par ses dernières heures un peu grises. Tout se passe bien.
N'empêche. Le téléphone n'a toujours pas sonné et la semaine a tout de même mal comencé. Restent 6 jours pour rattraper le tir...
mercredi 9 avril 2008
Entourage Malsain
Bon, ça commence à bien faire, ces collègues aigris, assoiffés par la carrière, mesquins et dépourvus de tout fond d'humanité. Je ne sais plus trop dans quel monde on vit, peut-être et sûrement en ai-je perdu le fil. N'empêche, travailler avec des personnes (je parle de la Sorcière-Iceberg) telles quelles devient insupportable et je ne supporterai plus cela très longtemps.
Je préfère les personnes franches et directes, ça fait un peu de mal à l'amour-propre sur le coup, mais au moins, le message passe clairement et limpidement et on sait une bonne fois pour toutes à qui on a affaire. Mais se servir de prétextes bidons pour justifier le fait que l'on n'ait aucune considération envers son collègues, je trouve cela bien bas - et lassant, à force, vu que ça se répète indéfiniment.
Bon, en gros, pour faire court, je ne peux plus prendre mes congés au mois de mai. Deux semaines et demi, cela serait beaucoup trop long. Alors, on se cache derrière des excuses "professionnelles", comme si on voulait défendre
l'intérêt du Gagne-Pain, alors qu'en fait, on n'a aucun intérêt à ce que la collègue ait des projets pour aller se reposer. On s'en fiche royalement comme de l'an quarante, vu que la petite gentille secrétaire bonniche à tout faire compte pour du beurre et n'est digne d'aucun effort ou aucun geste. Alors, on propose aimablement une semaine de congés, pour ne pas paraître trop coeur de pierre. Comme si on pouvait tous se permettre de traverser les continents pour juste une semaine. Même dans son monde frigide, ce n'est pas possible. Mais lorsque l'on a décidé de faire de l'ambiance un cauchemar, rien n'est assez hard pour contrecarrer par plaisir malsain et sadisme les projets et le bien-être de son entourage…
Bref, évoluer dans ce monde de requins, c'est bon pour eux. Je ne suis pas là pour discuter une quelconque carrière (dans l'administration?!) avec qui que ce soit, ce n'est pas mon domaine. La carrière, je la discute avec moi-même, lorsque j'écris et lorsque je traduis, mes ambitions s'arrêtent là et je suis déjà sur la bonne voie, il me semble. Je la dispute avec mon héritage culturel et familial, mon nom, mon éducation, mes attentes de la vie. Tout ce que mon père a pris le soin de me laisser avant de tirer sa révérence. Et que l'on me croie ou non, c'est déjà bien assez et c'est tout ce qui importe.
Par respect pour moi-même, je ne m'imposerai pas cette ambiance malsaine et ce manque d'égard envers son prochain trop longtemps. Le temps est bref et mieux vaut le consacrer à de la qualité et pour le reste, je me contenterai de passer mon chemin, si je puis me le permettre...
mardi 1 avril 2008
Clouée au Lit et Dans Tous Mes Etats
Je suis malaaade... J'ai attrapé la crève, bêtement, en m'assoupissant quelques heures avec les fenêtres grandes ouvertes, il y a deux jours... Du coup, depuis hier, c'est la séance de maux de gorge, maux de tête, toux, mal à la poitrine... Une partie de plaisir! Même pas pu aller au Gagne-Pain aujourd'hui (vu l'ambiance et ma motivation, ce n'est pas plus mal...).
Clouée à la baraque, ce soir, je n'ai rien choisi de mieux que de relire un bon vieux classique à moi de Johanna Spyri (eh non, qui vous a dit que ce n'était que pour les enfants?!), Heidi. Qu'est-ce que j'ai pu envier cette charmante petite fille aux joues roses, dans ses montagnes, gambadant dans ses prairies, dégustant le fromage de son grand-père! Si elle est disposée, on échange nos situations, c'est quand elle veut...
Je vous laisse, je vais retrouver la petite fille de l'Alpe.
jeudi 6 mars 2008
Zeste de Bonne Humeur
(Rassurez-vous, le patient ayant rédigé ce post n'est pas sous substances psychédéliques)
Je suis de bonne humeur et d'énergie pour entreprendre plein de belles choses... Alors, je vous en envoie un peu par courrier express (je parle de cette bonne humeur)!!! En plus, la saison sèche à Yaoundé tire sa révérence et laisse place au doux et frais climat d'un début de saison de pluie! Hourra!

Heureusement qu'il existe DHL, grâce à eux tout peut être envoyé et livré par voie express!
(Pensez à me faire un rapide et petit accusé de réception pour la bonne humeur. Sinon, je vais penser qu'ils ne vous ont pas livré ma bonne humeur et je leur intenterai probablement un procès...)
En passant, on devrait tous jeter un oeil sur les écrits de Freud, pour beaucoup, ce serait une vraie révélation...
lundi 28 janvier 2008
Réveil Aux Aurores
De nouveaux décrets ont été instaurés du côté du Gagne-Pain. On va devoir désormais arriver une demi-heure plus tôt, donc 7 heures. Aïe. Aux aurores. Bon, allez, rien de bien dramatique, c'est juste un rythme à prendre, après tout...
Hakuna Matata
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie
Sans aucun souci
Philosophie
Hakuna Matata
(C'est ma période Roi Lion, je n'y peux rien!)
mardi 27 novembre 2007
Troubles
Il fait chaud, c'est abominable. Je ne sais pas s'il en a été de même les heures auparavant, vu que je suis enfermée toute la journée dans un bureau sous la clim' (j'ai horreur de la clim', mais certains de mes collègues ne sont pas de cet avis)...
Et depuis 19h et des poussières, c'est insoutenable, il fait vraiment lourd. A bas la saison sèche et autres saisons caniculaires! Vive l'automne et l'hiver (Je peux toujours attendre ce genre de saison ici au Cameroun!)!!!
Une fois de plus, je vais avoir du mal à écrire. Hier, je n'ai pu que m'y plonger sérieusement vers minuit et après j'étais lancée comme la fusée Ariane... Ce qui a expliqué mes yeux hors de leurs trous ce matin et mon retard royal (8h au lieu de 7h30) au boulot...
Je suis un peu agacée, subitement, ce soir, mais cela tient sûrement de mes troubles bipolaires notoires... Tiens, je devrais aller boire une tasse de thé vert, pour me calmer. Ou prendre un bouquin. Voilà, bonne idée. Un peu de lecture et gribouiller quelques lignes, après. C'est tout de même un peu débile que je n'utilise pas davantage mon exaspération dans mes histoires, je devrais, ce serait sans doute un excellent défouloir?!
Oui, je sais bien que personne n'en ait rien à faire de mes histoires. Ce n'est point grave, je les écris quand même...
lundi 26 novembre 2007
Fournaise
Il fait chaud et lourd à Yaoundé, c'est terrible. Tellement chaud que je n'arrive pas à me concentrer pour écrire. Je suis, du coup, distraite par les pires distractions, la télé et le Net. 25°C
Bizarre. D'habitude, on est en fin de saison de pluie, ici. La saison sèche n'est prévue que courant décembre. Serions-nous en avance? Peut-être que, même par ici, le climat se détraque et fait n'importe quoi... Mon Dieu. Moi qui suis plutôt "automnale", j'appréhende fortement cette saison sèche. Il est vrai qu'à Yaoundé, nous sommes abonnés à
Bref, tout ce tartinage roman pour dire qu'il fait chaud et que je préfère ce froid humide et le vent qui s'installe après la pluie, cela apporte un coup de fraîcheur et un souffle de vie très apaisant... Bon d'accord, j'arrête de rêvasser, cela me rend nostalgique!!!
Je reviens donc une fois de plus au souci principal: il fait trop lourd et je n'arrive pas à me concentrer sur mon gribouillage écriture. Pourtant, j'ai des idées plein la tête. Mais tout le monde sait bien que je me déconcentre plutôt facilement. Le moindre détail peut être sujet de déviation...
Alors, vous comprenez qu'en principe, en ce pareil moment, je n'aie rien à faire sur ce blog...ni en ligne. Ma place est sur la table à manger du salon, où j'ai élu quartier général d'écriture ces jours-ci, auprès de mon cahier et de mon stylo. N'est-ce pas? Alors, j'y vais. Plus de Myspace, de Google ou de squattage chez les copinautes... Pour ce soir, bien entendu!
Tiens, je sens une petite brise...
jeudi 22 novembre 2007
Angustiae
J'ai peur.
Du noir.
Du dehors.
Du regard des gens.
De moi-même.
Du néant.
