samedi 12 juillet 2008
Le Retour de l'Auteur
Je suis de retour. Je ne suis pas encore tirée d'affaire, je suis toujours autant dépassée par le temps, mais ce n'est pas de ma faute, après tout, si les journées ne comprennent que 24 heures. Et c'est dommage à dire, mais je pense aussi que nous employons (du moins, est-ce mon cas) souvent mal une partie de notre temps. Si certaines occupations ne m'étaient pas strictement (et financièrement) indispensables en ce moment-même, je les aurais rayées de mon emploi du temps afin de me consacrer à l'écriture et à la traduction. Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut et en attendant que je puisse me le permettre, je me dois de me plier à ces pertes de temps en question...
Je suis en train de travailler sur la parution de mon roman au mois d'août, entre autres (hélas, les problèmes ne sont pas tous réglés, dixit mes collaborateurs!), sur les deux autres trésors du mois de septembre et octobre... Je ne le vois pas comme une contrainte, au contraire, c'est bien cela qui me fait vivre... Mais je suis agacée de ne pouvoir accorder davantage de temps à mes trésors, qui ont pourtant bien plus d'importance pour moi que quoi que ce soit d'autre. Je vais trouver une solution pour arranger tout cela sous peu!
Ce matin, je me suis procuré un livre que je veux lire depuis un bon bout de temps déjà: Je Suis Noir et Je N'aime Pas le Manioc, de Gaston KELMAN. Rien que le titre m'a séduite, la couverture également. J'ai hâte, bien que ma PAL gonfle de jour en jour...
En gros, cet auteur en a marre de tous ces stéréotypes de toutes sociétés confondues et j'avoue que moi aussi.
Voici une petite présentation de l'éditeur:
"Tous les Noirs sont supposés identiques, produits d'une tradition immuable, aimant les mêmes choses, avec plein de trucs dans la peau et le sang, comme le rythme, le vol ou le mensonge.
Pourquoi m'enfermerais-je dans cette image qu'ils voudraient pétrifiée ? Dans le sang, je n'ai que des globules. J'ai le droit d'aimer Beethoven et pas forcément Beko-sade, comme Dupont aime la flûte des Andes. J'apprécie l'opérette et non le tam-tam ou le Griot que je ne connais même pas. J'ai le droit d'être de Dijon et pas du Zambèze. Je suis cadre et non éboueur. J'ai sur le front l'onction chrétienne et non musulmane. Quand je dis MOMO, je pense à Maurice et non à Mohamed. J'ai le droit de croire que l'on peut aimer les sauterelles de Ngomezap sans être plus sauvage que le mangeur de grenouille, l'amateur de corrida, ou le gobeur d'ortolans de braconnage... J'ai le droit de dire que les Blacks sont une fabrication hybride qu'il faut éradiquer du paysage social français. Mais surtout, j'ai au fond du coeur l'espoir qu'un jour, il deviendra évident qu'un Français puisse se nommer Mamadou. Et que quand on vit dans un pays, comme la France, depuis vingt ans, on soit considéré comme français quelque soit la couleur de sa peau. "
mercredi 4 juin 2008
Dans la Lune
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été dans la Lune. Pas comme ces astronautes qui ont frôlé le sol, non non, j'ai fait mieux, en ce qui me concerne. J'ai vécu DANS la Lune (et pas SUR) et j'y vis toujours, le plus souvent.
Déjà au primaire, sur les bulletins, quelques remarques révélatives de mes enseignants: "Elève très appliquée, souriante, discrète." "Laura est toujours dans la Lune." "Distraite, un peu trop rêveuse."
Et voilà. Le pire, c'est que 20 ans plus tard, les choses n'ont pas beaucoup évolué. Je suis toujours rêveuse, à l'extrême, la tête dans les nuages et je vis dans la Lune, la plupart du temps. Oh, ne croyez pas que ça m'ennuie tant que ça. Croyez-moi, je suis bien mieux dans la Lune que sur Terre! Les choses y sont beaucoup moins compliquées. Les gens sont gentils et plein de bonnes intentions. Les sorcières n'y existent que dans les contes de fées et ne font donc pas de mal en temps réel.
La Lune permet de me dépayser dès que l'envie m'en prend. Le voyage ne me coûte pas bien cher, de même que le séjour... Je vous y invite quand vous voulez.
lundi 2 juin 2008
Si Simple la Vie
Eh oui, qu'est-ce que l'humanité se complique la vie, pourtant si simple, pour rien! Pourquoi ne nous contentons pas, tout bonnement, d'agir en fonction du moment? Nous avons peur de nos passions, de nos envies et nous bloquons l'esprit à toute impulsion. Nous privilégions, la plupart du temps, la réflexion et les éternelles interrogations. A quoi cela nous avance-t-il, en fin de compte, puisque nous ne sommes pas forcément plus décidés ou avancés au bout de tout cela?
Par exemple. J'ai toujours écrit. Toujours, avec un certain naturel. Je ne me disais jamais: "Tiens, il faudrait que j'écrive." Je m'asseyais quelque part, sur mon lit, sur mon canapé, à table et j'écrivais. Il ne me fallait rien de plus que mon cahier et mon stylo.
Mais à partir du moment où l'on s'inflige soi-même une certaine pression, c'est la catastrophe. "Je devrais faire attention à mon langage, au vocabulaire", "Que penseront tels amis, ma mère ou le boulanger d'à côté et mon pharmacien, s'ils lisent ce chapitre? Ce livre?", "Je devrais avoir fini ce chapitre, ce roman depuis longtemps. Qu'est-ce que j'attends? Ce n'est pas sérieux, comme attitude. Un écrivain se doit d'être discipliné. Il me faudrait faire ceci, être comme cela..."
Et voilà. La soirée ou la nuit peuvent s'écouler et je peux être restée tournoyant dans tout l'appart', sans avoir rédigé une seule ligne. Uniquement, parce que cette pression bloque l'esprit, au lieu de le libérer.
Si je m'asseyais tranquillement et qu'au lieu de me dire: "J'ai un roman à finir de rédiger", je me disais simplement:"Je prends un peu de temps pour moi-même", je reviendrais plus souvent à cette époque sereine et pas si lointaine, où j'écrivais tout court et où mes démons, le monde extérieur n'avaient aucune incidence sur mon énergie, ma détermination, mon histoire, mes personnages... Mon petit cocon romanesque, en somme.
Je vous laisse, j'aimerais bien prendre un peu de temps pour moi...
mercredi 28 mai 2008
L'Amour et les Falaises
Bon, je sens que mon petit post précédent sur l'amour et les falaises crée polémique.
A priori, je ne me jetterai pas d'une falaise, que cela soit clair. A moins qu'IL me pousse à bout, mais j'espère qu'on en arrivera pas là! (Mais je pense qu'il y ait de plus fortes chances que je le pousse moi-même d'une falaise avant!)
Ce pauvre PLAUTE, ou comme il voulait bien se nommer, voyait peut-être l'amour comme une souffrance atroce et infinie, se jeter du haut d'une falaise étant un moyen de se tuer d'un coup et d'abréger ainsi ses souffrances.
Personne n'aime souffrir. Enfin si, les masochistes, mais j'ai décidé que je n'en serais plus une, alors... Je préfère la falaise, pour en finir au plus vite.
De toute façon, avant de songer à l'éventualité d'une quelconque falaise, j'ai beaucoup trop à faire, il faudrait remettre le projet. Entre une BD à traduire en suspens, un manuscrit copinautaire à relire, des corrections de mon propre manuscrit à retravailler, des bouquins que je veux lire, des articles bloguesques copinautaires à découvrir tardivement, des épisodes d'Urgences, 24, New York 911 à regarder, Canalblog, Myspace, Facebook, mes relecteurs qui menacent de me tuer... OH LA LA!!! Et la tête de la petite Laura explosa.
mardi 27 mai 2008
...
"Il est plus dangereux de tomber en amour que de tomber du haut d'une falaise." PLAUTE, Je Sais Pas Conbien d'Années Av.-J.C.
Ben voyons. Si seulement j'avais eu cette information auparavant! Il y a bien longtemps que je me serais jetée d'une falaise...
lundi 7 avril 2008
Mes Petites Alpes
J'ai une petite forme depuis la semaine dernière et cela n'arrange pas davantage mon humeur, grisâtre. Cette sensation de vide, comme d'habitude, qui vient et repart comme cela lui chante… Vide? Oui, des fois, lorsque l'on se demande où l'on va, si ce qu'on fait au quotidien a un sens… En passant, j'ai fini le premier tome des aventures de la petite Heidi. Et je confirme, j'ai envié cette petite montagnarde, elle ne demandait pas grand-chose, sinon à être heureuse auprès de son grand-père, de ses chèvres et de son paysage suisse… Je sais qu'en moi sommeille également une petite Heidi. Il me reste juste à retrouver mes petites Alpes. Je m'y attèle dès aujourd'hui...
lundi 31 mars 2008
Mon Monde Romanesque
Non, la lecture de Freud n'endommage pas mes neurones et non, je ne suis pas encore sous substances psychédéliques… Souvent, je ne comprends pas trop les être humains, ce qu'ils ont en tête, ce qu'ils veulent, ce qu'ils attendent des autres ou s'ils imaginent leurs semblables tels des robots ou dépourvus de toute intelligence. Et il y a des jours où je suis fatiguée de chercher à comprendre certaines personnes. On a misé tant d'énergie à essayer de comprendre, qu'après on est fatigué. Dans le quotidien, il y a des règles. Mais peu de gens souhaitent jouer le jeu. Et comme on ne change pas les gens et encore moins toute une société, alors je préfère lire et écrire. Il faut bien compenser.
Dans le monde romanesque, par contre, c'est beaucoup plus encourageant. La lecture et l'écriture transportent, ce n'est sûrement que pour un moment, mais au moins on voyage, l'espace d'un instant, loin, très loin, parfois. Et ce changement, l'état d'esprit en découlant font sacrément de bien. J' ai rarement été aussi bien ailleurs que dans cette dimension-là. Peut-être que j'estime que dans le roman (qu'on le lise ou qu'on l'écrive), contrairement au quotidien, on puisse tout se permettre…
mercredi 9 janvier 2008
Suspense...
J'ai soumis, comme on me l'a demandé, mes souhaits pour mes prochains congés de ce semestre 2008. C'est que je souhaiterais vraiment les prendre ce printemps-ci! Mais comme je ne travaille pas à mon propre compte (pas encore, hélas!), je ne suis pas à même de faire ce qu'il me plaît, n'est-ce pas. Je viens d'envoyer l'e-mail fatidique. Maintenant, on va sagement attendre la réponse approuvant, révisant ou déclinant totalement l'offre… D'ci demain, je serai fixée! Une fois les dates, c'est toujours plus facile de programmer et de s'organiser, en prévoyant cette fois-ci, une marge plus large pour les demandes ingrates de visa et autres tracasseries. Alors, let's wait and see!
mardi 1 janvier 2008
Bonne Année 2008 (Mes Vérités dans Tous Leurs Etats)
Bonne année 2008 à tous et à moi-même incluse.
Excusez-moi l'expression, mais j'ai passé un réveillon de merde. Le mot est cru, mais il n'y a pas de raison que je sois hypocrite sur mon propre blog. Et je suis bien contente, soulagée que cette année 2007 soit révolue et fasse désormais partie de l'histoire. Dommage que je ne puisse pas la rayer de cette même histoire...
Les bonnes résolutions? Il y en a plein. Commencer par être moins altruiste, ça ne paie pas de faire sa vie en fonction des autres... Cela reste toujours mon avis, comme tout ce qui est écrit ici!
Changer de boulot et faire enfin ce pour quoi je me suis cassée la tête pendant des années à la Fac (et ce pour quoi mon père s'est ruiné!), au lieu de servir de gentille secrétaaire souriante, Pages Blanches, Pages Jaunes, photocopiatrice, médiatrice de fourniture d'accès à Internet, punching-ball, téléphoniste multilingue à quadruple cerveau et dix membres, technicienne, électronicienne, groom ou ouvreuse de portes (ah c'est vrai, il paraît qu'il faut dire hôtesse d'accueil dans la haute société...), psychologue des collaborateurs, assistante sociale de ceux qui appellent, psychanalyste de l'ambiance du bureau... Voilà un peu, en gros, pour faire court. Que l'on comprenne ou pas.
Changer de répertoire téléphonique personnel croûlant datant de 1999, à mon arrivée en France, qui ne ressemble malheureusement à plus rien aujourd'hui, sinon à des pages qui tentent désespérément de rester reliées entre elles, un tas de graffitis, des noms de copains à peine identifiables pour les globes-trotteurs comme moi qui auraient entre-temps changé 36 fois de résidence, de numéros de portable et de téléphone fixe... J'ai pourtant pris l'initiative d'acheter un nouveau beau carnet d'adresses en septembre 2001 et je l'ai acheté, mais le temps passe tellement vite... et je suis désolée si vous ne comprenez pas que je n'aie pas eu le temps en 6 ans de recopier et de mettre à jour tous les noms, adresses et numéros. Je n'ai pas d'explication à vous donner, parce que je ne comprends pas moi-même, vous voyez...
Changer de pays. Rien de compliqué, j'ai passé toute ma vie à le faire. Sauf qu'entre se le dire et se lancer, il y a un énorme abîme. Enfin, pour moi, on est d'accord. N'empêche que je vais quand même le faire, et cette année encore, croix de bois...
Arrêter de réfléchir, parce que la réflexion tue. Vivre. Ecrire. Arrêter l'hypocrisie diplomatique des mots. Dénoncer ce que je ne supporte pas chez moi-même ou chez les autres. Si ce n'est pas en face, tant pis, ce sera à travers les écrits.
Conseiller aux gens d'arrêter de voler. Ils feraient concurrence avec le Gouvernement...
Conseiller aux gens de se réveiller (parce qu'ils dorment trop). L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt...
En attendant cette liste interminable, bonne année à tous. Et au diable 2007!
vendredi 30 novembre 2007
Dommages Collatéraux
J'ai compté le nombre de gaffes que j'ai faites cette semaine au bureau et il y en a pas mal. Encore ce matin, suite à une étourderie, j'ai frôlé ce qu'on appelle l'incident diplomatique… Je suis tout de même parvenue à sauver quelque peu les meubles. Je ne souhaite ce genre de stress à personne! Du coup, j'espère bien que cela me servira de leçon et que je serai plus attentive la prochaine fois. Ce serait dommage de se faire engueuler comme du poisson pouri, non (ou, pire, de subir la honte monumentale)? Ouf, je me sens soulagée. Du coup, avec tout ce remue-ménage, la semaine est vite passée. Tant mieux. Maintenant que l'esprit est davantage libre et reposé, je vais enfin pouvoir retourner à mon hibernation et à ma création littéraire...
