lundi 23 juin 2008
Absence Copinautaire
Je suis en absence copinautaire, en ce moment... Comment ça, vous ne comprenez pas ce que ça veut dire? C'est simple, je file un coup de main à une copinaute (qui ne tardera pas à perdre patience...) et je dois me consacrer exclusivement à ce coup de main. J'hiberne, donc, quelques jours, dans mon cocon littéraire...
N'empêche. Demain, nous avons un important évènement à fêter... Les 16 ans de ménage avec Compagnon! Eh oui, déjà! Compagnon le Diabète en a d'ailleurs après moi, depuis quelques jours, c'est insupportable, nous n'arrêtons pas de nous chamailler... Peut-être la Copinaute Val pourrait-elle nous expliquer dans quelle phase notre couple se situe? En effet, la Copinaute a fait une étude très poussée sur le sujet, il y a quelques jours...
Bref, 16 ans de vie commune, ce n'est pas rien. Chque année passée est une victoire sur la maladie... et une éternelle reconnaissance envers la science et le progrès...
J'ai donc décidé de vous livrer quelques (?) épisodes d'une longue lettre d'amour dédiée à Compagnon. Enfin, tout ça semble très poétique, n'est-ce pas, mais je vous assure, je devais être en transe lorsque j'ai écrit ce texte, l'année passée. Je m'étais promis de ne jamais le révéler, mais après tout, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Non?
Demain, donc, un extrait de Du Sucre Tu Ne Mangeras Point , que je mettrais sans doute dans sa totalité (j'hésite encore) sous peu sous téléchargement... Je le fais pour mon Compagnon, parce qu'il le vaut bien!
Christine ARNOTHY - Relations Inquiétantes
Auteur: Christine ARNOTHY
Titre: Relations Inquiétantes
(Roman)
Psychothérapeute d’origine anglaise, Axel Brown, installé dans la région albigeoise, est appelé un jour auprès d’une jeune femme. Laura, à vingt-six ans, a eu déjà plusieurs crises de paralysie partielle. Le mari, un homme d’affaires italo-américain, est souvent en voyage. L’emprise du docteur Brown sur sa malade n’est que plus importante dès lors qu’il lui explique qu’on ne quitte pas une femme presque infirme. Bientôt, elle se retrouve dans une chaise roulante.
Lors d’un appel à témoins pour une émission télévisée sur les problèmes sexuels des personnes handicapées, Brown persuade Laura de se rendre à Paris et l’accompagne…
Ces pages bouleversent et donnent une image de notre époque folle où celui qui se trouve devant une caméra, fasciné, est prêt à tout dire. Mais il y a aussi, dans ce récit, un amour vrai… La tension est incessante.
En tournant les pages, on est comme sur les montagnes russes : on crie et on rit.
Mon Opinion: Si je devais décrire le roman en un mot, je dirais: tension. Du début jusqu'à la fin. Des personnages marquants et space tels Axel Brown et Laura (je me suis demandée par moments qui était le plus dérangé des deux...). Des thèmes bien relevants, comme la soif du pouvoir et de la notoriété, des rapports humains basés sur une succession de mensonges, de faux-semblants, où chacun met en avant ses propres intérêts avant toute autre chose... Bref, une vision un peu réaliste (selon moi)...
J'ai bien aimé. Pourquoi? Parce que c'est un roman à mi-chemin entre le réaliste et le psycho, tout ce que j'aime... Mais surtout, parce que c'est une histoire bien racontée et que l'on ne s'y ennuie pas! Fidèle Christine!
mardi 17 juin 2008
Mes Gribouillages (Suite)
(Je n'ai pas pris d'hallucinogènes, bien que j'en aie besoin, avec tout le boulot que j'ai.)
Libérée d'un poids soudain, d'une langueur et d'une tension à la fois. Etat d'apaisement, frénésie, sentiment d'accomplissement. Un peu comme quand on trouve sa voie et ma voie, c'est l'écriture. Il peut y avoir tout un tas d'autres choses, d'autres passions, enchantements, coups de coeur, etc... N'empêche, c'est elle la pièce-maîtresse, qui a le dernier mot. Elle ne domine pas. Mais elle est là. Dans les bons comme dans les mauvais moments, elle est toujours là. Je n'arrive pas à la maudire, même quand l'envie m'en prend... Parce qu'elle fait partie de moi et que sans elle, je ne suis rien.
L'écriture. Non pas seulement un désir, une passade ou une amourette...
Plutôt une possession, un accomplissement, une réalisation, la découverte de soi, la paix intérieure. Une vague notion de ce que je considère comme le bonheur...
La publication de mes écrits, me garantiront certes le statut d'auteur, je n'en doute pas... Mais ce vague-à-l'âme constructif et cette constante nostalgie créatrice définissent l'écrivain que je suis. Je n'en doute pas une seconde non plus.
lundi 16 juin 2008
Mes Gribouillages (1ère Partie)
Je vis ma passion et ma passion vit en moi...
Oui, c'est l'écriture qui me redonne goût à tout, ce goût, ces sens égarés depuis plus d'un an... Qui édulcore ou épice (c'est selon) un cadre fade, un quotidien beaucoup trop fade. C'est cet échappatoire, cette porte de sortie qui permet de s'évader le plus loin possible et de se créer un monde rien qu'à soi.
jeudi 12 juin 2008
Après Heidi, Sophie...
J'ai déjà parlé il y a quelques semaines de ma grande complicité de longue date avec Heidi, la célèbre petite fille des Alpes... Je ne l'ai pas connue dans les dessins animés ou films, non non, je l'ai découverte en étudiant les deux premiers tomes de ses bouquins, qui étaient au programme au primaire (en Suisse)... C'est drôle, c'est en grandissant et en relisant des bouquins supposés être pour les enfants (j'ai horreur de ce genre de stéréotypes) que je les comprends et les apprécie davantage... Heidi en est un bon exemple. On y décèle la présence du fort sentiment de la nostalgie, de connaître le bonheur de se sentir chez soi, la caricature du citadin pur, borné et étroit d'esprit... Bref, en le lisant adulte, il y a toujours moyen d'en tirer quelconque leçon.
Aujourd'hui, je vais mentionner une autre grande complice à moi, Sophie! OK, la Comtesse de Ségur a dit qu'elle avait
écrit ce livre pour les gosses, mais n'y prenez pas garde. Sophie est peut-être une gamine, mais qu'est-ce qu'elle est attachante! Elle a fait plus de bêtises que nous tous copinautes réunis...
Voici un petit résumé chez Amazon.fr: Pauvre petite Sophie ! Elle a pourtant tout pour être heureuse : une maman qui prend un soin tout particulier de son éducation, un papa qui l'adore, un cousin qui la défend toujours, une bonne qui est aux petits soins pour elle, un château magnifique...
Oui, mais voilà... Sophie est loin d'être la petite fille modèle que l'on attend, au contraire de ses amies Camille et Madeleine. Elle n'en fait qu'à sa tête et il s'y passe souvent de drôles de choses, au grand désespoir de tous. Elle coupe en morceaux les petits poissons de sa mère, manque de se brûler en pataugeant dans la chaux vive, fait souffrir le martyr à sa poupée de cire ou décide de se couper les sourcils pour devenir plus belle ! Bref, Sophie accumule les bêtises et fait preuve de bien vilains défauts, comme la gourmandise, la paresse ou encore le mensonge. Sa mère, inflexible et désireuse d'inculquer à sa fille les bases essentielles d'une bonne éducation, ne l'entend pas de cette oreille. Elle ne laissera rien passer et la pauvre Sophie devra maintes fois assumer les conséquences de ses actes en tentant d'en tirer une leçon, ce qui n'est pas souvent facile !
Je repense souvent à Sophie. J'ai lu son livre tellement de fois que, jusqu'aujourd'hui, certains épisodes de la vie quotidienne me rappellent souvent une de ses bêtises ou malices. Ce genre de personnage qui, une fois le bouquin terminé, ne nous quittera sans doute jamais...
mercredi 11 juin 2008
Morphée
La colère sourde qui sévissait en l'Auteur s'est apaisée.
Toutefois, Morphée se doit de se faire une raison: nous n'arrivons pas tout le temps à nous entendre et j'ai du mal, selon les jours, à m'abandonner totalement à lui. C'est bête que nous nous chamaillions sans cesse, puisque nous sommes complémentaires... Mais nous ne sommes pas en phase avec nos sens des priorités!
Morphée, lui, veut mon bien. Il veut veiller sur mon repos, afin que je puisse demeurer fraîche, disposée et en bonne
santé. Mais si je n'écris pas, je ne peux pas être disposée et en bonne santé... Et en attendant, c'est surtout le soir que j'arrive à écrire, loin de tout bruit, distraction ou préoccupation diurne...
La nuit, pour moi, ne comporte hélas que six heures... Le temps entre minuit et six heures du matin défile trop vite, je tente sans cesse de le rattraper, lui voler quelques quarts d'heures... Mais la nuit n'en file que de plus belle.
Morphée n'aime pas me partager. Il souhaite que je lui consacre autant de temps que possible... Lorsque je lui en accorde très peu, genre trois à quatre heures, il me le fait payer très cher le lendemain, se moquant de mes traits tirés et de ma mine pâlotte. C'est à ce moment que je me dis: "D'accord, Morphée, tu as gagné. Cette nuit, je suis toute à toi."
Nolween EAWY - Les Enfants de l'Ombre
Auteur: Nolween EAWY
Titre: Les Enfants de l'Ombre
(Nouvelles)
Ne ratez pas ce recueil! J'ai été conquise par ces "contes à la Stephen King"!
Ici pour commander et Ici pour le coup d'oeil au site : certaines nouvelles, telles que "Brume", "Page Blanche" et "Alessa" sont disponibles gratuitement à la lecture!
"Ce monde est terrifiant. Tous les jours, des milliers d'enfants sont les victimes innocentes des déviances, des psychoses de nos sociétés. Je tremble de savoir qu’il me faudra un jour « lâcher » mes enfants dans cette vaste jungle pleine de prédateurs sadiques et pervers.
Toutes les nouvelles, dramatiques ou fantastiques, contenues dans ce recueil sont issues de mon cerveau dérangé, de mes rêves et particulièrement de mes nombreuses phobies, mais elles se nourrissent des faits divers, des horreurs quotidiennes infligées à l’innocence même de notre société ... Ces « Enfants de l’Ombre »."
mardi 10 juin 2008
La Journée de la Colère
Je m'étais promis de ne pas me laisser déborder par un quelconque sentiment, ces dernières semaines, mais j'ai failli à ma bonne résolution: depuis hier soir, je suis en colère, j'ai la rage au coeur et au ventre et ce sentiment ne me fait pas le
plus grand bien...
Je suis en colère contre les intolérants, les racistes, les gens qui abusent de leur statut social, les hypocrites qui estiment qu'il soit plus facile d'oeuvrer dans le dos qu'en face, les manipulateurs, les stressés de la vie au stress communicatif, les grands indécis qui ne comprennent pas que la vie soit trop courte, les fieffés menteurs et tricheurs voulant parvenir à leurs fins, ceux qui veulent me convaincre que l'art est une perte de temps, ceux qui pensent que la corruption fait partie de la vie et régit nos vies...
Je suis en colère, parce que je suis en colère. La rage au coeur, la rage au ventre. La peur au coeur, la peur au ventre.
dimanche 8 juin 2008
Guy de MAUPASSANT - Une Vie
Auteur: Guy de MAUPASSANT
Titre: Une Vie
(Roman)
D'après un commentaire sur Amazon.fr: "Maupassant... Rien que le nom, et on se remémore les instants maudits de notre scolarité ! Notre bac de français... Finalement, on préfère oublier toute cette période littéraire car elle est trop liée à de mauvais souvenirs... Et pourtant, quoi de plus moderne qu'un roman ou qu'une nouvelle de Maupassant ?
Jeanne est une jeune fille qui sort du couvent. Elle ne rêve que d'une chose : rencontrer l'amour. Un jeune homme vient dîner à la maison, une promenade est arrangée sur la plage d'Etretat, et voilà notre Jeanne qui tombe amoureuse aussi sec. S'enchaînent alors les désillusions, les larmes, et l'amertume qui vont la plonger dans une profonde solitude... Jusqu'à la naissance de son fils.
Banale histoire d'amour déçu, d'illusions perdues. La perfidie de l'homme ronge les âmes pures, chose que tout le monde sait, rien de bien original. Mais sous la plume de Maupassant, ces banalités prennent des tournures tragiques, sulfureuses et même ultra-stressantes ! On se prend d'une amitié et d'une compassion profonde pour Jeanne, et on aimerait parfois la secouer comme un cocotier, car tels deviennent les personnages purs de Maupassant, indolents et désabusés. Une vie, un roman, un moment inoubliable."
Mon Modeste Point de Vue: Je n'ai jamais lu ce livre avant, il n'était pas au programme des lycées que j'ai fréquentés... Mais enfin, je suis assez partagée! D'un côté, je dirais que j'apprécie nettement davantage le style de Maupassant dans ses nouvelles, où je retrouve davantage d'émotion, de tension, de rebondissements... Et de l'autre, je me suis finalement prise de sympathie pour Jeanne, l'héroïne, qui s'accroche à son enfant comme à une bouée de sauvetage, parce qu'il est le seul sens de sa vie, la seule chose qu'il lui semble avoir réussi. Elle n'attendait de la vie qu'un peu d'égard, de considération et elle se retrouve avec un mari indifférent et infidèle, une existence remplie de mensonges et de déceptions. Son amour démesuré pour son fils la conduit presque à la perte de la raison... A ce moment, il me semble retrouver Maupassant, qui se plaît à retrancher ses personnages aux limites de la folie.
Alors, il est vrai que je préfère le ton tragique et émotif de ses nouvelles, où il se perd un peu moins en descriptions indéfinies que dans ce roman précis (bien que les descriptions soient LA signature de Maupassant, on y a toujours droit quoi qu'il arrive!)... Mais cette histoire semble vraie, les sentiments sont vrais, les personnages sont vrais, nous pourrions nous y retrouver...
Est-ce que je le conseille? Oui, aux grands rêveurs. Pour les autres, commencez plutôt par les nouvelles. Que les adeptes du psychologique ne ratent surtout pas ses nouvelles!
mercredi 4 juin 2008
Dans la Lune
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été dans la Lune. Pas comme ces astronautes qui ont frôlé le sol, non non, j'ai fait mieux, en ce qui me concerne. J'ai vécu DANS la Lune (et pas SUR) et j'y vis toujours, le plus souvent.
Déjà au primaire, sur les bulletins, quelques remarques révélatives de mes enseignants: "Elève très appliquée, souriante, discrète." "Laura est toujours dans la Lune." "Distraite, un peu trop rêveuse."
Et voilà. Le pire, c'est que 20 ans plus tard, les choses n'ont pas beaucoup évolué. Je suis toujours rêveuse, à l'extrême, la tête dans les nuages et je vis dans la Lune, la plupart du temps. Oh, ne croyez pas que ça m'ennuie tant que ça. Croyez-moi, je suis bien mieux dans la Lune que sur Terre! Les choses y sont beaucoup moins compliquées. Les gens sont gentils et plein de bonnes intentions. Les sorcières n'y existent que dans les contes de fées et ne font donc pas de mal en temps réel.
La Lune permet de me dépayser dès que l'envie m'en prend. Le voyage ne me coûte pas bien cher, de même que le séjour... Je vous y invite quand vous voulez.
