jeudi 17 avril 2008
Il Etait Une Fois...
Pourquoi? Parce que les étudiants sont tels que les rêveurs et les artistes. Ils rêvent et recherchent perpétuellement de meilleurs horizons. Ils croient en de meilleurs horizons. Ils vivent l'instant avec passion. En fait, je n'ai pas vraiment besoin de retourner au Mirail ou me replonger dans le passé… Dans le fond, je n'ai jamais perdu cette âme estudiantine et, à vrai dire, tant mieux. Même si, le plus souvent, hélas, cette âme est en parfait décalage avec les réalités quotidiennes.
Oh, ce que je rêve de pouvoir retourner à ma vie d'étudiante, dans mon petit Mirail et dans ma petite Ville Rose… C'est sûr qu'en pratique, c'est un peu difficile. Et puis, il faut dire que, le problème, - et pas des moindres - est que je serais fauchée comme les blés, comme tout étudiant qui se respecte. Et je ne mentirais pas jusqu'à dire que j'ai bien vécu l'époque du foirage, au contraire, ça ressemblait plutôt à l'Enfer sur Terre. Mais cela ne m'a pas tuée, heureusement, et je garde, dans son ensemble, un très bon souvenir des années fac. Car, malgré les quelques mésaventures et difficultés, il y avait ce sentiment de liberté dans la réalisation de soi et de tous projets. Un peu comme si le monde nous appartenait… je reste d'ailleurs convaincue, jusqu'à présent, que le monde appartient aux étudiants, mais ce n'est que mon avis.
lundi 18 février 2008
Notre Georges V
Je ne dis pas souvent du bien de Yaoundé. Pourtant, dans le fond, il y a quand même une toute petite partie de moi qui est attachée à Yaoundé. Laquelle? Pourquoi? Le jour où je le saurais, je vous le dirai. En attendant, c'est le mystère total. C'est vrai, je n'aime pas souvent Yaoundé et j'aime encore moins les gens de Yaoundé. Mais ce n'est pas le sujet. En-dessous de chez moi, il y a un bar très bruyant qui s'appelle le Georges V. A première vue d'oeil, il n'a rien de plus que les autres, pourtant, il est toujours plein à craquer en fin de soirée. Et de temps en temps, j'aime bien m'asseoir pour prendre un pot au Georges V. Juste pour le plaisir de me dire que, si je le souhaite, je peux boire tant que je veux, payer l'addition et les deux minutes qui suivent, je peux être au lit, tranquillos...
jeudi 25 octobre 2007
Collègue Chérie
Snif. Une collègue nous quitte aujourd'hui, au bureau. C'est un peu triste. Son rire goguenard et son sourire malicieux va drôlement me manquer. Mine de rien, il y en a certains qui savent mettre plein de vie dans un endroit… Et puis, quand on est six collaborateurs, au quotidien, on s'attache vite aux personnes, c'est à la fois une petite équipe et une petite famille. Du coup, quand l'un que l'on apprécie particulièrement part, on est assuré que cela deviendra un peu bancal. C'est sûr, une remplaçante arrive dans deux semaines et on sera à nouveau au nombre habituel; n'empêche, ce n'est pas notre collègue chérie et ce ne sera pas pareil! Bon, on fera avec. La nouvelle sera sûrement toute aussi sympa, qui sait?! Et puis, j'irai rendre visite à la collègue chérie un de ces quatre!!!
lundi 8 octobre 2007
Mirail, Mon Beau Mirail...
Je suis une incorrigible nostalgique et sentimentale (la faute à qui?!)... Mais qui ne le sait pas!
Photo: Copyright www.univ-tlse2.fr
Aujourd'hui, c'est la rentrée de mon ancienne Fac, l'Université de Toulouse II. Je ne peux m'empêcher de repenser à cette excitation qui m'avait gagnée, il y a neuf ans, lorsque j'ai franchi les grilles du Mirail pour la première fois. Ce n'était pas seulement le fait d'aller m'inscrire et de suivre des cours, cela représentait également pour moi le début d'une nouvelle vie, la porte de la liberté, l'ouverture à de nouveaux horizons, cultures, identités...
Et, malgré tous mes déboires et autres désillusions vis-à-vis de cette Fac (qui n'est pas facile, tous les étudiants et médias peuvent en témoigner!), ces beaux souvenirs et sensations ne me quittent pas. Ils ne m'ont jamais quittée.
Je ne suis plus une étudiante sur le plan théorique et pratique, j'ai passé mes diplômes et je travaille. Mais j'ai conservé une éternelle âme estudiantine...
Lire mon essai sur le Mirail et ses étudiants (PDF)
jeudi 30 août 2007
Holiday Blues (2ème Partie)
Après une petite documentation sur le Net, voici des extraits d'un article intéressant que j'ai retrouvé dans le site d'une pharmacie suisse, AMAVITA, "Comment gérer le blues des vacances". Aujourd'hui c'est moi, demain ce sera peut-être vous (je ne le souhaite à aucune âme qui vive). Quand sonne à nouveau l’heure du réveil, il annonce deux mauvaises nouvelles en même temps : les vacances sont finies et le travail recommence
Bon, en même temps, pas la peine d'être parti en vacances pour ressentir cela. Je ne compte pas le nombre de fois où cela a pu arriver!
Les premiers jours qui suivent le retour des vacances ne sont certes pas faciles. Il faut d’abord se replonger dans le rythme du travail
Tu m'étonnes…
Cela passe souvent par une phase de transition où l’on se raccroche encore aux vacances par de menus détails : une chemise hawaïenne, un tee-shirt de Majorque, des airs de salsa, un repas indien à midi. Mais ces bizarreries disparaissent généralement au bout d’une semaine lorsque le passage d’un monde à l’autre s’achève et que nous sommes enfin, corps et âme, de retour à la maison : en un mot, la vie reprend son cours normal
Mais est-ce que le cours était normal?
En revanche, si la frustration persiste, il faut, d’après les psychothérapeutes, la prendre très au sérieux. Le blues des vacances, lorsqu’il est permanent, signale un malaise sûrement bien antérieur aux vacances
Ca, je l'ai bien compris, c'est bien pour cela que je voulais partir en vacances, aussi! N'est-ce pas une des raisons majeures pour laquelle la plupart des gens partent, pour tenter de fuir le quotidien?
Les intéressés se mentent souvent à eux-mêmes et se réfugient derrière de fausses déclarations. ils peuvent aussi être pris dans un engrenage qui aboutit à des états critiques comme la dépression, la résignation, le désintérêt, le mécontentement au travail, les troubles psychosomatiques ou le stress relationnel
Ah là là. On se rapproche des symptômes, là.
Leur problème sous-jacent est généralement le surmenage
Il faudrait déjà que je me documente sur les causes du surmenage, en y réfléchissant bien, je ne suis pas très sûre de savoir ce que c'est exactement. Il se peut aussi que cela n'ait rien à y voir.
S’en sortir n’est pas si simple car il faut pour cela changer son mode de vie, chercher un travail moins exigeant, rompre une relation pesante voire commencer une nouvelle vie ailleurs
Eh bien voilà, je me disais bien qu'il n'y avait pas 36 solutions! Se casser et plier bagages… Il ne fallait pas aller chercher bien loin...
La difficulté à reprendre vos activités quotidiennes après les vacances dépend en grande partie de la qualité de votre environnement familial et professionnel. Acceptez de regarder en face vos difficultés d’ordre privé ou professionnel si vous en avez et cherchez à y remédier. N’hésitez pas à demander l’aide d’un professionnel
Incroyable, tout y est. Maintenant, je ne pourrai pas dire que ce ne soit pas évident!
Qu’il dure ou pas, le blues des vacances est propice à la réflexion
C'est bien de cela dont il est question depuis plusieurs jours, tout à fait d'accord!
. . . . . . . . .
Holiday Blues
Ca y est, le moment tant redouté auquel j'essayais d'échapper arrive. Le Holiday Blues, cette espèce d'agacement et de sensation de vide que l'on éprouve, lorsqu'on rentre de vacances magiques, que l'illusion et la paisibilité des 15 premiers jours s'estompent… et que la brusque réalité nous rattrape. La réallté n'est pas sombre en elle-même, il s'agit juste d'une sensation de vide inexplicable, comme si ce que l'on retrouve au retour ne correspondait pas ou plus à ce que l'on recherche. Encore faudrait-il être sûr de ce que l'on recherche, me dira-t-on… N'empêche, la sensation de vide est là, donc quelque chose manque à l'appel. Compagnon Diabète ne se trouve pas bien, ces derniers jours. Probablement ne se trouve-t-il pas bien depuis quelques semaines et je ne m'en rends compte que maintenant. Il a un peu fragilisé mon organisme et permis à d'autres intrus comme Ennemie Acétone, Parasite Paludisme et autres Infections de s'inviter et de s'incruster pour le thé. Belle-Soeur Insuline n'est pas très active en ce moment, non plus. Et comme l'humeur de Compagnon joue sue tout le système affectif (car c'est le miroir de mon âme, j'en ai déduit avec le temps), normal que je sois abattue et K.O. Et avec le Holiday Blues, on en rajoute une couche, bien sûr. Laissons les tracasseries de couple avec Compagnon Diabète… Le Holiday Blues, quant à lui, est particulièrement frustrant, car il est bien difficile de faire marche arrière. Eh oui, on ne peut pas retourner en vacances, alors que l'on vient tout juste de se prendre 3 semaines et que les Suisses vous en offrent 4 par an! Ou alors on démissionne et on s'en va une bonne fois pour toutes. L'estompement de la vision édulcorée du retour des vacances et de ce que l'on retrouve peut être cruel, car les vacances sont un moyen de se reposer, mais également de faire le point, de se remettre un peu en question et surtout d'identifier un problème, voir ce qui ne va pas, lorsque l'on voulait à tout prix fuir son quotidien. Je pense qu'il me faudrait acepter le fait que je ne me plaise pas tant que ça à Yaoundé et puis c'est tout. Ce n'est pas un drame, tant d'autres le vivent au quotidien et en ont marre de la ville où ils vivent. Le fait qu'ils y aient un boulot qu'ils aiment n'y change rien… Voilà, il suffit de ne pas se voiler la face.
mercredi 22 août 2007
Saveurs de l'Eté 2001
Bon, on ne me présente plus, reine de la Nostalgie.
Ce matin, au bureau, j'étais en panne de thé (plus rien dans les placards!). Du coup, j'ai dû me résoudre à prendre du café pour émerger de mes vapes, car même après huit heures de sommeil (exploit pour la petite insomniaque que je suis!), le cerveau avait du mal à fonctionner de façon appropriée.
La bonne et fraîche odeur du café fait maison m'a rappelé à mes bons et vieux souvenirs de l'été 2001, que j'ai passé dans la ville de Rio de Janeiro, auprès de la famille maternelle. J'y ai fait un super stage au Service Culturel de la Maison de France et, justement, la boisson sacrée était le café, que les Français avaient adopté comme leur nouvelle drogue, influencés par mes compatriotes brésiliens qui sont shootés au café du matin au soir, de coutume! N'empêche, on m'y aurait proposé un poste fixe, j'y serais bien restée, moi, au Service Culturel. Et je crois que jusqu'à présent, si on m'y appelle, je largue tout.
Alors, depuis ce matin, j'ai la tête à Rio, avec ses plages et ses habitants magnifiques, souriants, respirant le soleil et la joie de vivre. Il faut bien des rêves et des nuages plein la tête pour pimenter le quotidien!
lundi 23 juillet 2007
Dragons, Héritiers et Copinautes
Je profite encore des quelques heures paisibles qu'il me reste avant d'aller affronter les dragons français demain matin (finalement c'est mardi)! Ne dit-on pas qu'il ne faut pas se prendre la tête dans la vie… N'empêche, des voyages, j'en ai fait plein, mais si on m'avait dit que dorénavant un séjour de trois semaines dans les Etats Schengen relèverait d'un tel casse-tête...! Mais restons zen, de toutes façons, ce que j'en pense n'y changera rien.
Gros merci à Valérie, mon ex-camarade héritière du Mirail, qui m'a inspiré le personnage du même nom dans Choc Temporel, par la même occasion, pour le gentil commentaire sur l'essai. Moi, si nostalgique de nature, cela fait toujours plaisir de se replonger un peu dans les bons souvenirs… J'espère qu'un jour je pourrai également écrire un texte sympa sur mes gentilles et fidèles copinautes!!!
dimanche 27 mai 2007
Un Air de Déjà-Lu
Je viens à l'instant de revoir A., mon ex. Quand je dis ex, je précise qu'il ne s'agissait pas d'une relation en tant que telle, en fait plus d'un flirt suivi d'une écartade. N'empêche, comme mon coeur rebat à chaque fois que l'on se revoit (même si on ne se voit pas très souvent!), je le considère comme un ex. Ne cherchez pas à comprendre, c'est sans doute trop compliqué, comme toutes mes histoires, d'ailleurs.
On a bien discuté, cela faisait quand même cinq ans que nous ne nous étions pas revus! Il n'est là, comme d'habitude, que pour très peu de temps... Et vu les distances géographiques hallucinantes auxquelles nous sommes toujours soumis, c'est un peu difficile de trouver un créneau... On ne s'est pas du tout remémoré le bon vieux temps, mais avons plutôt parlé de choses et d'autres. Ca a fait du bien... Même si le moment de prendre congé m'a laissé un goût amer. J'aurais souhaité qu'il reste un peu plus, qu'on discute et rigole davantage! Ou plus si affinités? Difficile de savoir. Oui, une partie de moi aurait probablement voulu plus, mais ça ne cadrait pas avec le contexte. Alors...
Cette histoire d'amitié entre ex, je suis formelle, je n'y crois définitivement plus. C'est la politique de l'autruche, c'est tout! On ne peut pas être ami avec quelqu'un que l'on a désiré plus que tout... Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas concevable. J'ai un pincement au coeur, décidément je ne tire aucune leçon de mes erreurs passées: pourquoi ne pas avoir le courage d'évacuer tout cela? Mais comment? En lui disant? Qu'est-ce que je risque? Rien de plus que d'habitude.
Nostalgie, quand tu nous tiens! Ou devrais-je plutôt dire désir quand tu nous tiens?!
mardi 1 mai 2007
Manque
C'est fou ce que souvent, par intermittence, toutes ces villes où j'ai habité me manquent et me hantent. C'est plus fort que moi, ça me colle à la peau, je n'arrive pas à m'en défaire... Quoi que je fasse. Mon esprit est perpétuellement entre Toulouse et Hambourg, villes telles des amants entre lesquels je n'arriverais pas à me décider.
De fait, je ne me décide pas, je ne sais pas où je devrais vivre. J'ai laissé une partie de mon coeur dans chaque coin du globe où j'ai vécu. Et c'est un peu difficile de récupérer ce coeur en entier sans faire davantage de dégâts! Alors je me languis et laisse parler mes souvenirs et le bon vieux temps en attendant de retrouver mes deux amants...
