mercredi 23 juillet 2008
On S'écrit Parce Que...
Là où Grand Corps Malade passe, quelque part le texte m'enchante toujours...
Un extrait du morceau Je M'écris...
[...]
Si j'écris c'est pour mettre face à face mes regrets et mes espérances,
Seul sur scène face à la salle ne crois jamais que je me sente supérieur,
Si tu ne vois jamais mes larmes c'est parce qu'elles coulent à l'intérieur,
Y a très peu de certitudes dans mes écrits,
Mais si je gratte autant de textes c'est que mon envie n'a pas maigri,
Envie de croire qu'à notre époque les gens peuvent encore s'écouter,
Là où j'habite y a trop de gamins que la vie a déjà dégoûté,
Jécris parce que les épreuves m'ont inspiré,
J'écris comme tous ces mômes que le bitume a fait transpirer,
Si y a tant de jeunes dans nos banlieues qui décident de remplir toutes ces
pages,
C'est peut-être que la vie ici mérite bien quelques témoignages,
Jécris parce qu'il suffit d'une feuille et d'un stylo,
Même le dernier des cancres peut s'exprimer pas besoin de diplôme de philo,
J'écris surtout pour transmettre parce que je crois encore au partage
A l'échange des émotions un sourire sur un visage,
Alors on n'en repeindra pas le monde on est juste des chroniqueurs,
D'un quotidien en noir et blanc qu'on essaye de mettre en couleur,
Mais si on ne change pas le monde le monde ne nous changera pas non plus,
On a du coeur dans nos stylos et la sincérité comme vertu
[...]
Je M'écris , Kery James feat. Grand Corps Malade et Zaho
mardi 17 juin 2008
Mes Gribouillages (Suite)
(Je n'ai pas pris d'hallucinogènes, bien que j'en aie besoin, avec tout le boulot que j'ai.)
Libérée d'un poids soudain, d'une langueur et d'une tension à la fois. Etat d'apaisement, frénésie, sentiment d'accomplissement. Un peu comme quand on trouve sa voie et ma voie, c'est l'écriture. Il peut y avoir tout un tas d'autres choses, d'autres passions, enchantements, coups de coeur, etc... N'empêche, c'est elle la pièce-maîtresse, qui a le dernier mot. Elle ne domine pas. Mais elle est là. Dans les bons comme dans les mauvais moments, elle est toujours là. Je n'arrive pas à la maudire, même quand l'envie m'en prend... Parce qu'elle fait partie de moi et que sans elle, je ne suis rien.
L'écriture. Non pas seulement un désir, une passade ou une amourette...
Plutôt une possession, un accomplissement, une réalisation, la découverte de soi, la paix intérieure. Une vague notion de ce que je considère comme le bonheur...
La publication de mes écrits, me garantiront certes le statut d'auteur, je n'en doute pas... Mais ce vague-à-l'âme constructif et cette constante nostalgie créatrice définissent l'écrivain que je suis. Je n'en doute pas une seconde non plus.
lundi 16 juin 2008
Mes Gribouillages (1ère Partie)
Je vis ma passion et ma passion vit en moi...
Oui, c'est l'écriture qui me redonne goût à tout, ce goût, ces sens égarés depuis plus d'un an... Qui édulcore ou épice (c'est selon) un cadre fade, un quotidien beaucoup trop fade. C'est cet échappatoire, cette porte de sortie qui permet de s'évader le plus loin possible et de se créer un monde rien qu'à soi.
mercredi 7 mai 2008
Moi, une Lectrice
Je vous présente l'édition 2008 de mon premier bijou, Choc Temporel, publié en 2007! Pour ceux qui ne l'auraient pas encore commandé, c'est le moment (qu'est-ce que vous attendez?), pour les autres lecteurs, eh bien… Peut-être l'occasion de l'offrir à un proche?!
Il y a bien des mois et des mois, quelques lecteurs m'avaient priée en privé de faire une sorte de critique du bouquin, en tant que lectrice et non auteur du livre. D'autres m'ont demandé de mon opinion sur les personnages. M'exprimer en tant qu'auteur, je ne trouvais cela ni facile ni drôle pour un sou… Par contre, m'exprimer en tant que lectrice, avec suffisamment d'objectivité, me semblait assez intéressant comme défi!
Bon, bien entendu, j'ai préféré laisser le temps faire son oeuvre, il me fallait pas mal de recul pour entreprendre cette tâche. De plus, j'ai adoré bosser sur ce bouquin et vivre avec ses personnages, mais j'ai estimé qu'à sa publication, il fallait que je les laisse aux lecteurs et que je me sépare un peu d'eux.
Je dois repenser à cette période sombre qui a suivi la publication du roman. En fait, que ce livre voie le jour a été mon plus beau cadeau en 2007. Toutefois, j'ai eu droit (tant pis, j'avoue et j'assume) à une période de blues post-publication pendant quelques semaines… En fait, c'est assez singulier. Je bosse comme une forcenée pendant des mois sur un projet, une histoire, des personnages. Un peu comme au théâtre, il faut s'approprier de l'histoire et du contexte jusque dans ses moindres pores (ou sinon, autant oublier). Les scènes ne me quittent plus, j'en rêve la nuit inconsciemment et même en plein jour, les yeux grands ouverts (mais dans le vague). L'histoire fait partie de moi et devient une vie parallèle à mon quotidien. Mes personnages sont aussi réels que vous et moi, ils ont certes été créés dans ma tête, mais je leur ai donné une telle importance, qu'ils ont fini par prendre vie. Comme des enfants que l'on élève, ils sont parfois bien difficiles, capricieux et finissent par n'en faire plus qu'à leur tête… Ce qui vaut que l'on se fâche bien souvent, d'ailleurs, et que chacun parte bouder dans son coin…
Lorsque l'histoire est achevée, il y a subitement ce grand vide. Elle n'appartient plus seulement à l'auteur, elle s'en va vagabonder entre les mains de quiconque veut d'elle… Quant à l'auteur, eh bien, il retourne à son quotidien, qui lui semble bien fade, tout d'un coup.
Voilà ce qui s'est passé lorsque j'ai achevé Choc Temporel.
J'ai enfin pu en faire le deuil, accepter de rendre la liberté à mes personnages. Et c'est avec joie que je les ai retrouvés, la nuit dernière.
La critique de Choc Temporel, vue par moi la Lectrice, ce week-end, en exclusivité… (Je peux bien jouer à la star, un moment, après tout c'est moi qui l'ai écrit, ce livre, non?)
Pour commander le roman, c'est ici
lundi 28 avril 2008
Ces Personnages Trop Gâtés
Zut, déjà lundi. J'ai l'esprit un peu embrouillé et le corps meurtri. Pourquoi? Eh bien, je me suis couchée tard. C'est vrai que je m'étais promis (les bonnes résolutions de toujours!) de me remetttre au sport et de me coucher à des heues plus raisonnables… J'ai tenu parole pour les deux, depuis quelques semaines. Mais j'ai toujours du mal à accepter les fins de week-end, alors pour les prolonger, je me couche tard, je bouquine, je gribouille et je regarde des séries. Comme par hasard, je n'ai pas eu le temps de voir mes épisodes de 24 durant tout le week-end, alors c'est hier soir à minuit que j'ai tenu à regarder mes épisodes. Je sentais que si cela n'avait pas été le cas, j'aurais très mal démarré la semaine… Le petit corps meurtri? J'en sais rien, depuis ce matin, c'est la cata, une petite crise de foie, probablement. J'ai encore dévoré des petits biscuits en guise de petit-déjeuner et peut-être que mon foie et sa compagnie en ont marre de la mauvaise alimentation. Je devrais définitivement arrêter le sucre, si seulement je pouvais en saisir tout le courage! (au moins pour Compagnon Diabète!) N'empêche, ils n'arrêtent pas de gambader dans mon esprit et j'avoue que, par rapport à eux, je n'ai pas la conscience bien tranquille. Alors, après le Gagne-Pain, le cours de sport et le cours d'Anglais à administrer, il faudra rentrer et s'occuper de ces enfants. Je les ai trop gâtés, décidément. Ils commencent déjà à me commander...
J'aurais nettement préféré rester avec Mathis et Lydiane, ce matin, au lieu de venir au Gagne-Pain. Ils sont beaucoup plus amusants et je les aime bien davantage… Un peu comme ces enfants que je n'ai pas encore. Mais pour que je continue, l'esprit plus tranquille, à m'occuper d'eux, il faut bien que j'aille au Gagne-Pain… Alors, je me fais une petite raison!
mardi 22 avril 2008
Always On My Mind...
Mystère, mystère. Je suis dans un de mes mauvais jours avec mes personnages. Il y a des moments comme ça. Oû ils m'enchantent, où ils m'obsèdent, me procurent de la joie, satisfaction, épanouissement... Et puis d'autres où je ne semble pas trop être en phase avec eux. C'est assez difficile pour moi de voir mes personnages suivre leur propre voie, se transformer, j'ai l'impression, par moments, de ne plus les reconnaître!
Du coup, il y a des jours où je dirais que je les boude un peu, je préfère prendre le large, pour mieux revenir par la suite. Avec du recul, j'arrive à m'adapter à mon entourage romanesque... quelque peu, avant un prochain conflit. A croire que Mathis et Lydiane sont aussi vivants pour moi que les autres personnes qui m'entourent. C'est un peu flippant, mais à force, je trouve ça presque normal. Depuis l'adolescence, je passe mon temps à écrire et à rêver. Tout se passe dans la tête. Alors je vis constamment avec mes personnages et leurs histoires, que je le matérialise sur le papier ou non. C'est juste un peu frustrant pour moi, au bout d'un moment, de seulement rêver; il me faut réaliser et donc écrire...
Maintenant que j'ai créé Lydiane et Mathis, je ne pourrai plus m'en débarrasser, quand bien même je voudrais. Tous les lecteurs ne se souviendront pas d'un ou de plusieurs personnages en fermant un livre, par la suite... Par contre, les personnages, eux, ne quittent jamais la vie des auteurs.
samedi 29 mars 2008
Ode à Mes Personnages
J'ai écrit ces quelques lignes il y a deux ou trois jours pour me donner le courage de m'asseoir et de débuter mon habituelle séance de gribouillage, ce que je fais toujours, sans réfléchir, cinq minutes avant de me concentrer sur mes histoires. N'allez pas chercher un sens particulier dans cet article...
Allez, on se lance dans le gribouillage, un peu d'entrain, voyons... Il est vrai que le moral n'y est pas toujours, c'est un quotidien composé de hauts et de bas, mais au moins la plume est là pour adoucir les peines. Je l'avais boudée pendant tout ce temps, me faisant du mal à moi-même, en fin de compte, puisque force est de constater que c'est le seul moyen le moins maladroit grâce auquel je peux arriver à faire passer tout coup de gueule, toute autre émotion. Heureusement, d'ailleurs! Et puis, ce recul, quoique peut-être nécessaire, était tout de même injuste pour Mathis et pour Lydiane, qui, eux, ne demandaient qu'à vivre à travers mes mots et ma passion. Ne demandaient qu'à s'émanciper, prendre forme, se découvrir, se réaliser. Eux, ne méritaient pas cette bouderie. Ils sont nés de mon imagination débordante, je les ai construits au jour le jour, si ce n'est sur le papier, dans ma tête, à coup sûr. Car s'ils naissent sur le papier, mes personnages se développent dans ma petite bouille... C'est là que se situe l'épicentre de toute énergie créatrice, de tout semblant d'art, de toute aptitude à travailler, enfin de la transformer, lentement mais sûrement, en talent.
Chouette: la petite Laura s'est enfin réconciliée avec ses personnages, il était temps.
jeudi 20 décembre 2007
Taguée: Mon Bureau
Jadis, la Copinaute Jo Ann m'avait taguée et demander de prendre en photo mon bureau... Cela fait des mois, mais bon, ma devise est qu'il n'est jamais trop tard, alors: voici.
La photo est d'acualité, elle a été prise il y a trois heures, alors que je projetai et projette toujours de me mettre au gribouillage à l'écriture. C'est la Fête du Mouton et donc jour férié aujourd'hui au Cameroun et, ouf (parce qu'ils me tapent sur le système), je ne suis pas allée travailler aujourd'hui!
La photo est de qualité moyenne, mais bon, comme d'hab', on fait avec les moyens du bord!
En ce moment, je travaille sur la table du salon, je m'y sens plus à l'aise.
Au premier plan, de gauche à droite, on a:
1- Le bouquin que je lis actuellement: Die Angst (La Peur) de Stefan ZWEIG
2- Mon livre dont je me sers de sous-main et de bible en même temps (Le Guide du Petit Diabétique), que j'ai depuis 15 ans...
3- Au-dessus, le petit cahier jaune dans lequel j'ébauche mon troisième roman
4- Tout à droite, mon baladeur mp3, fidèle au poste
Au deuxième plan, de gauche à droite, toujours:
5- Ma trousse bleu marine avec tous les ustensiles pour Compagnon Diabète (lecteur de glycémie, bandelettes, coton, aiguilles, stylos à insuline, stylo-piqueur...)
6- Le Petit Robert, collègue indispensable (zut, j'ai oublié un autre collègue aussi, le Bescherelle)
7- L'étui de mon portable Motorola, qui était occupé à prendre la présente photo.
Voilà pour le plan de travail. On m'a taguée (toujours la même copinaute!) pour monter ce qu'il y avait dans mon sac, aussi. Bon, plus tard. Je dois d'abord me mettre à la tâche, je suis drôlement en retard et ma spécialité est justement de tout repousser...
Je tague: Val!
mercredi 12 décembre 2007
Spéciale Dédicace
" Alors puisque ce soir les mots te reviennent, ne réfléchis pas, ne réfléchis plus, accepte-le, écris pour toi, comme tu n'as jamais cessé d'écrire, et le reste ne te regarde pas.
Tu n'as pas le choix."
[Jean-Noël SCIARINI]
Arrêter de Désécrire, décembre 2007
Une pensée particulière pour mon... euh... collègue-auteur-copinaute-myspacien-noctambule (j'ai essayé de résumer!), Jean-Noël, qui a souvent l'habitude, à travers ses textes (cet extrait vient de son blog), de brandir un miroir dans lequel apparaît inévitablement mon reflet.
Une petite pensée pour l'encourager dans sa passion et, par la même occasion, m'encourager moi-même...
samedi 8 décembre 2007
No Soucis
Je bosse, je bosse, je bosse. Pas sur ma déprime habituelle du week-end, cette fois-ci sur l'avenir de mes bouquins! Alors que l'on ne s'en fasse pas et que je ne m'en fasse pas non plus... Tout va bien! Et qu'on me croie, dans deux ou trois jours, cela ira encore mieux (qui vivra verra)!!! Bonne soirée à tout l'entourage copinautaire...
