Laura Kita Kejuo, l'Auteur dans tous ses Etats

Cocon Romanesque, Nostalgie Créative & Autres Civilités...

mardi 25 mars 2008

Coup d'Oeil en Province

Je suis de retour (à Yaoundé et au Gagne-Pain, hélas...)!

Kribi_Ville_de_PecheursC'était bien court, mais cela valait le coup du changement. Quelques jours à la plage, j'en connais qui tueraient rien que pour ça... Donc c'est sûr, on ne va pas s'en plaindre. Kribi (Province du Sud, Département de l'Océan) est un coin magnifique, cela vaut bien les trois heures et demie de route qui la sépare de Yaoundé. Et qu'est-ce que c'est reposant d'entendre rien que le bruit des vagues, au lieu des coups de klaxon incessants, habituels, quotidiens de Yaoundé. Les habitants là-bas sont beaucoup plus détendus que dans la capitale, cela s'entend (si je vivais de pêche, j'ose espérer aussi que j'aurais été moins stressée...). Plus polis, plus souriants, c'est un vrai plaisir, c'est là-bas que se trouve le coeur de la civilisation et non par ici...

En rentrant, j'ai retrouvé la pluie et le mauvais temps, la pollution, les chauffards braillant en plein embouteillage et les visages froissés et pincés, caractéristique de Yaoundé... Mais j'ai décidé, autant que possible, de ne plus me laisser abattre par le monde extérieur. C'est bien connu que le bonheur se trouve en soi-même, à quoi bon de lui donner un visage, un lieu ou une occupation?!

N'empêche, quiconque frôle le sol du Cameroun doit visiter Kribi, l'Ouest aussi, bref, la vraie province. Car, tout comme Rio de Janeiro et São Paulo qui ne font pas le Brésil, Paris qui ne fait pas la France, Yaoundé & Douala sont loin de faire le Cameroun...

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jeudi 20 mars 2008

En Avant Vers Kribi!

Ouf, heureusement qu'il existe plein de coins de la Terre où se réfugier, lorsque l'on souhaite noyer son quotidien… Comme ça on prend son petit sac de voyage et on se casse!!!

KribiQuelques jours de repos du côté de Kribi, au Sud du Cameroun, à la plage, je les prends volontiers. Avec une copine, qui elle aussi, souhaite noyer son quotidien. Plage, transats et crevettes (le Cameroun est par excellence un pays dont les fleuves abondent en crevettes, "Cameroun" venant du portugais "Camarões", pour la petite leçon d'Histoire-Géo, en passant). J'entends presque déjà le bruit de la mer!

Bon, j'y vais aussi pour écrire un peu, car ces derniers temps, c'est un peu la dèche, côté concentration. J'ai eu toutes les peines du monde à écrire chez moi. Peut-être qu'en changeant un peu de cadre…

Alors, comme j'ai une relation très singulière avec Yaoundé, la ville des Brocolis (Je-Te-Supporte-Moi-Non-Plus), mieux vaut que je la quitte de temps en temps pour éviter d'en arriver aux extrêmes et de la détester… N'allez pas Brocolicroire que le nom soit officiel (bien que je compte fermement le faire entrer dans l'encyclopédie du Grand Robert 2009), c'est moi qui ai baptisé Yaoundé la Ville des Brocolis. En 2006, en rentrant de Toulouse, lorsque l'avion survolait Yaoundé de jour, cela m'a impressionné de constater que Yaoundé n'était rien d'autre qu'une ville ayant été construite au milieu de la forêt équatoriale. Il y avait tellement, mais tellement d'arbres verts, semblés entremêlés, agrippés les uns aux autres, qu'on ne distinguait rien d'une quelconque ville, il nous semblait plutôt que l'avion comptait atterrir en pleine forêt… En s'approchant du but, c'est là qu'apparaissent les maisons et petites collines. Cette image d'arbres tous verts et tous regroupés m'a immédiatement fait penser aux brocolis, légumes que je détestais étant gamine et qui m'ont apprivoisée avec le temps (peut-être un peu comme Yaoundé)…

C'était l'histoire de Yaoundé, Brocoli-City.

En attendant, je rentre, cours, file faire mon sac, car dès à présent je suis… en week-end!!!

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mercredi 13 février 2008

Contrées Gabonaises & Périples (Deuxième Partie)

C'est vrai, je devais encore la deuxième partie du récit de mon court séjour dans les contrées gabonaises.

En fait, malgré le fait que j'aie apprécié d'emblée Libreville et que la ville semblait avoir bien des coins charmants à montrer, je ne ferai pas de récit idyllique. Je ne m'étendrai pas non plus sur le sujet. Car lors de ce wek-end en question, le samedi et le dimanche, où ma soeur, son copain et moi avons séjourné dans une charmante petite île nommée La Pointe, avec plage, soleil, transats, air frais maritime et crevettes (j'adore les crevettes!), ma soeur et moi avons eu une altercation assez désagréable. Il n'y a pas eu d'insultes et nous n'en sommes pas venues aux mains. Il y a juste eu assez pour que je n'aie pas envie d'épiloguer dessus. Dans la société actuelle où prime l'égocentrisme et où le respect envers les aînés et la considération envers l'autre sont de plus en plus insignifiants, difficile à chacun de se faire sa place. Je compte y faire la mienne, même si je dois pour cela plutôt aller voir ailleurs, dans un coin où l'herbe est plus verte…

Clos donc, le chapitre sur mon séjour au Gabon (même si j'en garde globalement le souvenir d'une escapade sympa), ainsi qu'une fable de plus de Lafontaine. Souvenez-vous, à la fin de toute fable, dans un ton plutôt poétique, Jean de La Fontaine faisait toujours passer un message, une sorte de morale, de leçon à retenir pour la suite!

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jeudi 7 février 2008

Contrées Gabonaises & Périples (1ère Partie)

Je suis rentrée hier après-midi de Libreville, au Gabon. Le séjour a été court, mais j’ai adoré cette petite ville (du moins, le peu que j’en ai vu). Je reviens donc sur les quelques périples.

Vendredi matin, réveil brutal à 5 heures du matin, je me hisse péniblement hors du lit pour terminer mon sac, pas prêt depuis la veille pour cause de paresse, bien évidemment… Je rassemble mes affaires et, pour une fois, je ne suis pas chargée comme une mule, ou plutôt comme une tortue, car j’ai pour coutume de toujours me balader avec ma petite maison à chaque déplacement…

Le_CarJ’arrive à temps, presque à la bourre (heureusement que j’avais acheté mon ticket la veille) pour prendre le car qui doit m’amener à Douala, de là d’où décolle mon avion. Le voyage se passe sans histoires, je roupille, malgré les

13°C

de clim’ que nous fait subir le chauffeur, qui avait probablement pris des substances hallucinogènes (il n’y a pas d’autres explications) !

Trois heures plus tard, on débarque dans la fournaise du Littoral. Je ne m’y ferais décidément jamais au climat de cette ville. Douala est au bord de la mer, mais la température ambiante est digne de celle du four préchauffé, un peu comme les mois d’août de Toulouse, souvenir infernal… Le contraste climatique entre le congélateur dans le bus et l’accueil étouffant de Douala est un peu traumatisant. Je me suis dépêchée de prendre le premier taxi pour l’aéroport.

Horrible et interminable attente à l’Aéroport International de Douala. D’abord, il y faisait trop chaud et cet aéroport est mal agencé, mal entretenu, laid. Enfin, je n’y étais que de passage, heureusement. A mon arrivée, la compagnie gabonaise Air Service était loin d’avoir commencé l’enregistrement. Du coup, en attendant, j’ai usé d’un peu de bouquinage. Heureusement, Laura avait tout prévu, en emportant dans sa petite caravane, entre autres, Le Petit Prince de Saint-Exupéry (que je n’avais pas relu depuis mes 9 ans, et encore, à l’époque je n’y avais rien compris) et Le Parfum de Patrick Süskind. J’ai pu terminer Le Petit Prince et je peux dire que j’ai adoré cette histoire, une bonne leçon pour nous autres adultes, qui nous prenons beaucoup trop au sérieux…
Le_Petit_Prince

L’heure du décollage arrive et le fameux avion n’est toujours pas là. Bizarre. Personne dans le hall d’attente ne semble plus inquiet que ça. J’appelle ma sœur qui me dit que c’est normal, l’avion se fait toujours désirer, il finira bien par venir, dit-elle, insouciante. Que je ne m’étonne pas, ajoute-t-elle, c’est un petit avion. Qui a parlé d’étonner ? Je veux surtout qu’on décolle, atterrisse et en finisse au plus vite, cette attente est une torture pour les stressés de l’aéronautique, comme moi ! Je veux qu'on en finisse!

Arrive le fameux invité tant attendu. Vous parlez d’un avion ! Un coucou, plutôt. Un petit engin rikiki, pouvant contenir à peine 50 personnes, un engin semblant dater de l’avant-guerre par son apparence bizarre. Je suis loin d’être rassurée, car je me demande l’espace d’un instant si tous les passagers sont bien convaincus que cet engin puisse voler (et arriver surtout !). Personne ne semble plus dérangé que ça.

J’embarque, voûtée, dans le petit appareil. A l’entrée du cockpit, j’entraperçois un pilote au large sourire et à l’air super confiant. Je me dis qu’il doit savoir ce qu’il fait et connaître son métier. Je tente de me rassurer  à l’aide de la vision de ces dents blanches joliment alignées et m’installe quelque part, tentant de trouver sérénité. De toutes façons, je suis déjà clouée là-dedans. On ne peut qu’arriver…

Ce qui est horrible avec les petits coucous, c’est qu’on sent tout. Le moindre bruit et le moindre courant d’air qui secoue l’avion. Mais j’avais de la musique avec moi, alors cela m’a distraite pendant les 35 minutes de vol…

Aeroport_de_LibrevilleArrivée tant espérée du Coucou à l’Aéroport International de Libreville Léon Mba. Atterrissage sans histoires. Ouf, soulagement.

Dès la sortie, j’attends

la Sauterelle

au hall d’arrivée, elle est en retard. J’en profite pour regarder un peu autour de moi.

L’air ressemble un peu à celui du littoral du Cameroun (Douala), mais heureusement il y a beaucoup de vent. Déjà de l’aéroport, la ville semble sympa, bien dessinée. Je sens que je m’y plais déjà.

Libreville

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jeudi 31 janvier 2008

La Petite Dépêche

La_Petite_DepecheEn coup de vent, les dernières dépêches.

Des nouvelles de la C.A.N.:

Hier soir, les Lions Indomptables ont encore administré une fessée à leurs adversaires!
Eh oui, Cameroun-Soudan: 3-0! Je suis sûre que les Soudanais ne nous en voudront pas, c'est sans rancune, hein?

L'Epreuve du Guichet:

Hier, je suis allée déposer la fameuse demande de visa chez les Gabonais. Hmpf. Ils sont polis, c'est déjà ça, ce qui change nettement de l'Administration camerounaise et française… Par contre, les dames de la réception ne sont pas très souriantes, mais alors pas du tout! Oui, d'accord, je demande certainement la Lune et attend l'impossible du monde de l'Administration, me direz-vous… J'ai un peu de mal à m'y faire. Dans le monde où j'ai été élevé, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Bref. Je reviens donc sur les dames du guichet aux Têtes de Parisiennes (que les Franciliens n'y voient aucune insulte gratuite. Seulement tout le monde est d'accord pour dire que vous affichez toujours des visages aigris…). Elles n'étaient donc pas très souriantes. Même si à leur tête, je devinais qu'elles avaient probablement envie de m'expédier au diable (allez savoir, peut-être avais-je interrompu leur séance de manucure ou de pause café?!), elles sont restées très affables; enfin, ce qu'il faut, quoi, "bonjour, madame", "je vous en prie, madame", "au revoir, madame"… Elles ont pris en considération le fait que je bossais dans une structure similaire et qu'en fin de compte, nous étions tous collègues (hélas, toutes les ambassades n'adoptent pas la politique de solidarité…)! Finalement, plus de peur que de mal...

Cet après-midi, j'ai récupéré mon passeport, ouf, avec le visa dedans! Je vais pouvoir aller voir ma soeur la Sauterelle!

Je passe du coq à l'âne, mais… On est en février demain et je n'ai toujours pas de nouvel agenda, la honte… Je ne sais pas comment j'en suis arrivée là, les journées passent tellement vite!!!

Et la meilleure nouvelle du jour est que dans une heure, je serai en vacances!!!!

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jeudi 24 janvier 2008

Bientôt Les Contrées Gabonaises...

Ce n'est pas gagné pour la négociation des vacances. Difficile de négocier quand on travaille au temps de l'Ancien Régime…

Futures_VacancesAlors, en attendant que les esprits se dérident un peu, j'ai pu choper quelques jours, que je vais aller passer chez ma soeur (la Sauterelle) à Libreville, au Gabon. Depuis mai 2007, où elle s'y est envolée, je ne suis pas encore pas allée visiter le coin… Alors, c'est l'occasion: c'est le pays d'à côté et j'ai besoin de changer d'air et surtout de quitter le monde ingrat du Gagne-Pain quelques temps! J'ai besoin de voir ma soeur chérie, de visiter d'autres sphères, cela tombe à pic…

Le compte à rebours a démarré, départ la semaine prochaine. En attendant, il va falloir passer… Devinez quoi? L'Epreuve du Guichet (Copyright: Sabrina, ma copinaute)! Eh oui! Le Gabon est peut-être à une demi-heure d'ici, mais en attendant, il faut tout de même aller chercher un visa pour s'introduire dans le teritoire. Dans ce domaine-là, voilà un bel exemple à prendre sur l'Europe, dans le cas contraire, ce qu'ils appellent la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire des Etats d'Afrique Centrale) ne nous sert à rien, sinon à faire joli et à simuler une solidarité inexistante… Mais laissons la politique de côté.

L'Epreuve du Guichet est toujours un moment de stress, comme à l'époque où je devais passer un partiel à la Fac. Enfin je ne pense pas qu'elle sera aussi difficile que celle de la représentation d'Outre-Méditerrannée à laquelle j'ai eu affaire l'été dernier (tout le monde se souviendra de cet épisode!). C'est quand même ma soeur chérie que je veux voir, non mais…

Une idée marrante me vient à l'esprit: Sabrina, on devrait s'associer pour créer un jeu de société qu'on appellerait l'Epreuve du Guichet (ou alors je devrais écrire une nouvelle là-dessus), vous en pensez quoi???

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dimanche 6 janvier 2008

Soirée au Rythme do Samba Brasileiro

Soiree_au_Rythme_de_la_SambaIl y a des soirées comme cela qui peuvent remplacer des millions de virées en discothèque...

Hier soir, nous étions invités à une soirée au rythme de la Samba brésilienne! Pas mal de brésiliens (enfin, le peu que nous sommes à Yaoundé, en tout cas!) étaient présents et je ne regrette absolument pas d'avoir mis les pieds hors de la maison... Parce qu'en passant, généralement, les week-end je m'ennuie royalement et je ne suis pas vraiment motivée pour faire quoi que ce soit. Mais là! Nous avons fait les fous comme des gosses, dansé, chanté, mangé des spécialités qui rappelaient l'enfance au pays maternel (bon, j'avoue, j'ai mangé deux ou trois petites pâtisseries sucrées, mais Compagnon Diabète m'avait déjà pardonnée ce matin. Si, je vous assure. Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de redevenir enfant?!)... L'espace d'un instant, je me suis presque sentie chez moi, dans mon élément, bien que cela n'arrive pas souvent!

La soirée était vraiment sympa, on a senti que tout le monde s'était amusé... le Brésilien a toujours eu l'esprit de fête, de toute façon!

En me souvenant bien, même mes dizaines de virées en boîte de 2007 ne ressemblaient pas à ça, je ne me suis pas autant éclatée. La preuve que des fois, il suffit d'un rien, pas nécessaire de sortir le grand jeu pour se divertir!

Vive la Samba et le Brésil!!!

(Encore en passant, comme ça, je n’ai jamais compris pourquoi on dit « la Samba » en français, alors qu’en portugais, on dit « o Samba », nom masculin… Faudra que quelqu’un m’explique…)

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vendredi 28 décembre 2007

Week-end à Bana

Bouclons_les_ValisesJe quitte la Ville des Brocolis (Yaoundé) pour le week-end... Nous sommes invités à un mariage dans l'Ouest du pays et à presque cinq heures de route d'ici. Ce mariage a lieu demain et il faudrait déjà qu'on se mette en route!

On ne sait pas du tout à quoi Bana, la petite ville en question, ressemble; dans tous les cas, ce sera intéressant pour nous de quitter un peu la capitale bruyante et agressive qu'est Yaoundé, pour voir autre chose, respirer autre chose...

Bon week-end!!!

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dimanche 23 septembre 2007

Ma Carte Internationale d'Identité

Messieurs Dames les Chefs d'Etats, Ministres de l'Intérieur et Autorités Territoriales,


Ma mère est brésilienne, mon père camerounais. Je suis née à Yaoundé, au Cameroun. Par la suite, nous avons vécu à Brasilia (Brésil), à Berne (Suisse), et à Hambourg (Allemagne). Nous sommes ensuite revenus au Yaoundé, puis je suis partie faire mes études à Toulouse (France). J'ai trouvé récemment du travail à Yaoundé. Et je referai probablement ma petite valise dans un an ou deux.

Quand on me demande mon origine, j'arrive à m'en sortir.

Quand on me demande dans quel pays je me sens le mieux, j'ai du mal à répondre.

Quand on me demande où est-ce que je souhaiterais vivre et m'installer, je suis très embarrassée.

Je dois être une extra-terrestre, car curieusement je ne fais aucune distinction entre le Blanc, le Noir, le Métis, l'Asiatique, l'Indien, le Catholique, le Musulman, le Juif, l'Hindou, le Bouddhiste ou l'Athée; Toute ma vie durant, j'ai cherché à déceler ma véritable identité culturelle afin de trouver ma place dans ce monde de ségrégations.

Aujourd'hui, j'ai enfin trouvé: Je suis citoyenne du monde. Je défie quiconque et quelque loi que ce soit de me prouver le contraire. Alors: donnez-moi mon laisser-passer et ma carte internationale d'identité!!!

Veuillez agréer, Messieurs Dames, l'expression de ma très haute considération.

© 2007, Laura KITA KEJUO

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vendredi 17 août 2007

Mes aventures avec Royal Air Maroc

Royal_Air_MarocFinalement, pour une petite peureuse, stressée et psychotique des voyages en avions telle que moi (j'avais même pris le livre Pour en finir avec la peur en avion de Michel A. Novovitch, pour éviter les crises de panique!), on peut dire que cela se soit déroulé sans trop de dégâts psychiques, pour une fois. Et cela, grâce à qui? Royal Air Maroc, bien sûr, la compagnie aérienne qui m'a amenée à si bon port!

Si pendant l'aller Douala-Casablanca-Paris Orly, j'étais stressée et tendue de la vie (normal, souvenez-vous, jusqu'au Jour J, je ne savais pas si on allait m'accorder ce foutu visa!), le retour s'est déroulé de façon bien plus calme. Laissez-moi vous faire le débriefing.

C'est la 2ème fois que je prends cette compagnie pour aller en France et revenir au Cameroun. J'ai toujours cru que notre compagnie nationale, Cameroon Airlines, battait tous les records en étant très à l'Ouest, mais apparemment, certaines la suivent de près! Royal Air Maroc demandent aux passagers de se présenter au comptoir d'enregistrement des bagages deux heures avant le départ. Normal, avec tout ce qu'il y a à contrôler et à arranger, il faut avoir le temps de tout faire. Mais seulement voilà: même si l'on est bel et bien là deux heures avant, ou même trois heures avant, l'avion lui-même se fait plutôt désirer. En effet, il arrive généralement au moment où il est censé décoller! Du coup, le temps qu'ils l'astiquent, le rendent tout propre, tout beau, qu'ils s'organisent pour faire rentrer les bagages et les passagers (qui généralement, eux, prennent tout leur temps!), indiquent les consignes de sécurité, etc… On n'est pas prêts de quitter le sol! Le pauvre pilote, lui, qui a des délais et des consignes à respecter, et qui doit bien stresser dans son cockpit vu les retards, presse les pauvres autres membres de l'équipage ( "C'est pour aujourd'hui ou pour demain?" ), qui à leur tout pressent les passagers ( "Vous allez vous asseoir, oui, pour qu'on décolle, à la fin?!" ), mais toujours avec le sourire!

Résultat: Le pilote se précipite avec son appareil sur la piste, bien avant que les hôtesses et stewards aient pu s'asseoir, attacher leur ceinture et se remettre de leurs émotions. Je vous asure, c'est plutôt comique, comme situation. J'y ai eu droit à l'aller comme au retour.

Ajoutons à cela des passagers plutôt hors du commun. Un Monsieur qui a trop bu et qui se met à houspiller et engeueuler tout le monde, qui devient violent et qui veut en coller une à un passager et surtout à une hôtesse de l'air ( "Me touche pas, sale p**** [censuré] ); un post-adolescent qui avait décidé qu'il ne pouvait pas attendre les deux heures de vol et devait fumer une cigarette dans les toilettes… ( "C'est bon, j'allais quand même pas mettre le feu dans l'avion, ils sont parano…" ) Bref, encore un qui n'a rien compris au respect et aux éventuels risques de la présence de fumée dans un avion. Passons.

Quand vous avez une telle animation dans un petit engin et à proximité, croyez-moi, vous ne pensez plus du tout à votre peur de l'avion. Vous vous rendez compte que les gens, eux, n'ont pas réalisé qu'ils étaient dans un avion et qu'ils se comportent comme s'ils étaient dans leur salon. Ca fait tout drôle!

N'oublions pas les atterrissages hallucinants. Ils étaient en retard, ne l'oublions pas. Et sûrement que le commandant en avait marre de nous autres passagers turbulents et équipage en panique et voulait se débarasser de nous en nous déposant le plus vite possible à terre… Parce que tous les atterrissages ont été réalisés à la vitesse de l'éclair et sans trop de délicatesse! (J'ai eu mal aux oreilles, alors que ça ne m'arrive jamais, à la base, ils sont censés se poser en douceur!) Et puis si ça se trouve aussi, la tour de contrôle ou autres lui mettaient la pression ( "Mais qu'est-ce qu'ils font là en haut, ils sont pas fichus d'arriver à l'heure?!" )

Merci Royal Air Maroc, je suis un peu passée à côté du stress aéronautique. Un peu.

Posté par Laura Maya à 11:29 - Citoyenne du Monde & Globe-Trotter - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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