vendredi 26 juin 2009
"Délit Amical": Et Si On Parlait du Roman? (2ème Partie)
Et maintenant, le regard de l'Auteur sur son oeuvre...
Délit Amical est le reflet d'une société en pleine mutation. Et ce, tous continents confondus. Une société où l'on est trop vite passé de la machine à écrire à l'ordinateur, des lettres aux e-mails, des coups de fil aux SMS... Que cela représente une bonne ou une mauvaise chose est à débattre. N'empêche, les personnages de ce roman sont tous tirés de cette société en mutation, dans laquelle nous pouvons tous nous reconnaître.
Cette société où l'on passe plus de temps devant un écran d'ordinateur, s'évertuant à entretenir des relations virtuelles, que devant un bon repas en famille, un verre entre amis. Cette société où nous sommes constamment en quête de quelque chose de nouveau, quelque chose d'inédit pour laquelle nous nous sentirions transportés... Les nouvelles technologies connaissent un essor constant, car l'homme se lasse de tout et de plus en plus vite. C'est un être éternellement insatiable; il lui est donc difficile d'être heureux, car il veut toujours plus, et si possible, quelque chose de surprenant qui échappe à son quotidien. Illustration: Mathis et Lydiane.
Une société où nous sommes de plus en plus tournés vers nous-mêmes. On veut se convaincre que c'est le quotidien qui nous unit aux autres, et que c'est également lui qui nous désunit. Mais lorsque nous nous sentons en sécurité et dans le confort, le bien-être, nous ne pensons plus aux autres. Nous nous suffisons à nous-mêmes. Illustration: Lydiane et Lise.
L'amour familial, abordé par la complexité des rapports frère-soeur (Yves et Lydiane) et mère-fils (Nora et Mathis), démontre que l'on veut souvent le meilleur pour ses proches. Mais en les étouffant, les surprotégeant, on ne leur rend pas forcément service. Bien au contraire, on les démunit, on les transforme en des créatures fragiles, sans défense, à la merci des dures réalités du monde extérieur.
Je mentionne également les éternels préjugés envers les artistes et l'univers de la littérature, à des degrés bien différents. Ils existent bel et bien et ne sont pas près de s'estomper. Pourquoi? Parce que nous ne prenons pas la peine de s'intéresser aux différences. Ce qui est différent de nous est forcément bizarre, anormal, dépourvu de considération. Et pourtant, ce sont ces différences-là qui nous enrichissent, nous permettent de prendre du recul, mettent au défi notre tolérance et nous inculquent humilité pour que nous puissions être davantage réceptifs à ce qui nous entoure. Illustration: Mathis, Anton et Sophie.
Le matérialisme, la quête de l'argent, de la réussite et de la reconnaissance sociale, au risque de délaisser tous ces plaisirs, ces passions qui nous font vibrer et exister... Oui, un débat de plus à envisager. Cela vaut-il la peine d'exercer une acitivité professionnelle qui rapporte fortune et rang élevé, si l'on se sent de plus en plus consumé et dénué d'énergie positive à la fin? Ou devrait-on plutôt parier sur une activité aléatoire, mais qui permette de nous réaliser et d'être davantage en phase avec nous-mêmes?
©L'Auteur Dans Tous Ses Etats: le Blog, juin 2009
Commentaires
Intéressant
Ha j'adorerais pouvoir produire un tel pavé sur mon histoire :-)
je serais sûrement plsu convaincue quand ce sera un vrai livre :-)
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