Laura Kita Kejuo, l'Auteur dans tous ses Etats

Cocon Romanesque, Nostalgie Créative & Autres Civilités...

mercredi 28 mai 2008

L'Amour et les Falaises

Bon, je sens que mon petit post précédent sur l'amour et les falaises crée polémique.
Falaises_de_Guarita__Torres_RS__Bresil
A priori, je ne me jetterai pas d'une falaise, que cela soit clair. A moins qu'IL me pousse à bout, mais j'espère qu'on en arrivera pas là! (Mais je pense qu'il y ait de plus fortes chances que je le pousse moi-même d'une falaise avant!)
Ce pauvre PLAUTE, ou comme il voulait bien se nommer, voyait peut-être l'amour comme une souffrance atroce et infinie, se jeter du haut d'une falaise étant un moyen de se tuer d'un coup et d'abréger ainsi ses souffrances.

Personne n'aime souffrir. Enfin si, les masochistes, mais j'ai décidé que je n'en serais plus une, alors... Je préfère la falaise, pour en finir au plus vite.

De toute façon, avant de songer à l'éventualité d'une quelconque falaise, j'ai beaucoup trop à faire, il faudrait remettre le projet. Entre une BD à traduire en suspens, un manuscrit copinautaire à relire, des corrections de mon propre manuscrit à retravailler, des bouquins que je veux lire, des articles bloguesques copinautaires à découvrir tardivement, des épisodes d'Urgences, 24, New York 911 à regarder, Canalblog, Myspace, Facebook, mes relecteurs qui menacent de me tuer... OH LA LA!!! Et la tête de la petite Laura explosa.

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mardi 27 mai 2008

...

"Il est plus dangereux de tomber en amour que de tomber du haut d'une falaise." PLAUTE, Je Sais Pas Conbien d'Années Av.-J.C.

Ben voyons. Si seulement j'avais eu cette information auparavant! Il y a bien longtemps que je me serais jetée d'une falaise...

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samedi 24 mai 2008

Sigmund FREUD - Introduction A la Psychanalyse

Introduction_A_la_PsychanalyseTitre: Introduction A la Psychanalyse
Auteur: Sigmund FREUD

Issue d'une série de conférences données par Sigmund Freud, cette introduction constitue le livre de base de l'étude psychanalytique. L'auteur y présente les concepts de son étude et les nourrit d'exemples et de critiques avec l'intention d'en affirmer la justesse.

Les Grands Axes:
-Les Actes Manqués
-Les Rêves
-La Théorie Générale des Névroses

Ce Que J'en Ai Pensé: Un de mes multiples défis pour 2008... Lire ce pavé (respects à l'auteur, environ 600 pages!). Défi relevé en 3 mois, m'étant promis d'aller au rythme qu'il me faudrait. Je ne suis pas déçue, bien au contraire! Une oeuvre incroyablement riche, un travail et des recherches considérables, un bon baptême pour tous ceux qui débutent et découvrent la psychanalyse...
Il faut dire aussi que, vu le personnage, il n'y avait que Monsieur Freud pour oser consacrer la moitié de sa vie à l'étude de l'Inconscient. Il expose d'inombrables détails auxquels personne n'aura pensé, sauf lui, bien entendu, sinon on ne parlerait pas de ce bonhomme jusqu'aujourd'hui...
Oui, bon, j'avoue, il y a eu des passages (plusieurs, surtout dans la Théorie des Rêves qu'il rabâche en long, en large et en travers!) où j'ai vraiment eu envie de sauter des pages, car j'avais l'impression que l'auteur partait dans un délire qu'il était seul à maîtriser... Mais dans l'ensemble, je dirais que ses théories tiennent debout, qu'il n'était pas aussi déséquilibré que l'on cherche à nous faire croire (il se posait juste un peu trop de questions, mais après tout...) et que je suis d'accord avec lui sur pas mal de points, dont le suivant: la Science a besoin de s'allier à la Psychanalyse, car l'Inconscient est à l'origine ou joue du moins un rôle crucial dans la plupart de nos maux physiques et autres maladies mentales...

Alors, pour les curieux qui désirent faire ami-ami avec la Psychanalyse... ce pavé est incontournable pour les présentations!

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jeudi 22 mai 2008

Sophie KINSELLA - L'Accro du Shopping Dit Oui

L_accro_du_Shopping_Dit_OuiTitre: L'Accro du Shopping Dit Oui (Shopaholic Ties The Knot)
Auteur: Sophie Kinsella
(Roman)

Présentation de l'éditeur
Sa devise ? Je dépense donc je suis. Sa vision du devoir conjugal ? Choisir LA bague indémodable. C’est insensé et pourtant Becky Bloomwood va se marier ! Et inutile de dire que les préparatifs s’annoncent… catastrophiques : très vite, se pose la délicate question du lieu où célébrer l’union. Dans le jardinet ridiculement british de papa, avec tente bariolée et robe de mariée qui vous fait la silhouette « d’une saucisse dans un chausson de pâte feuilletée » ? Ou au mythique hôtel Plaza, sous l’égide de la belle-mère, authentique Cruella au total look fashion ?
Écartelée entre goût du luxe et respect des traditions, Becky la flambeuse va cette fois-ci devoir choisir. Pour le meilleur et pour le rire…

Mon Humble Avis: Ah là là, qu'est-ce que j'ai bien rigolé... Becky est trop attachante... Encore et toujours! Même si des fois ses manies de shopping et de fabriquer des bobards gros comme une maison agace un tantinet... Merci, Sophie!!!

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mardi 20 mai 2008

28 Balais

Le vendredi 16, le jour de mes 28 balais, me semble déjà loin. Dommage. J'aurais souhaité qu'il se reproduise tous les jours. Je n'ai rien fait de plus particulier que les autres années... Toutefois... J'étais d'une humeur inégale à celle des autres jours de l'année!

Depuis X temps, le jour de mon anniversaire est jour sacré. C'est le jour où j'oublie tout chagrin, misère, contrariété... TarteRien n'a plus d'importance que ces 24 heures, qui sont toutes à moi et rien qu'à moi. C'est le jour où je me permets tout et où tout le monde vous permet tout, vous accorde un peu plus d'attention, où même certains se souviennent que vous existez... Mais ce jour précis, je ne tiens rancune à personne, le coeur est léger et je me sens plus jeune que jamais. Je ne me sens jamais en train de prendre de l'âge, le Jour J. Je suis rayonnante et clame à qui veut l'entendre, telle une gamine de dix ans, que c'est mon anniversaire! Oh non, que l'on ne s'y méprenne pas, pas pour m'attendre à recevoir un quelconque cadeau: non, le plus beau cadeau est cette journée évènement en elle-même... Mais plutôt parce que je suis aux anges et que je souhaite que ce bonheur soit communicatif et que mon entourage le soit également!

Cet état d'esprit paisible et excitant à la fois, ces papillons au ventre, le coeur battant la chamade... Oui, il faudrait le vivre chaque jour pour vivre heureux et plus longtemps... Que je sois en face de celui pour lequel mon coeur bat, avec mes personnages dans mon cocon romanesque, devant le sourire angélique et innocent d'un enfant, devant un ami plus cher que tout... Peu importe.

Vive les 16 mai et vive les 28 balais.

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vendredi 16 mai 2008

"Choc Temporel", Vu Par Son Auteur (Fin)

Le personnage d'Hélène:

Hélène est  à la fois l'amie, "la compagne de thé", la confidente et la conseillère du personnage de Laura. Elle vise à éclaircir et à dédramatiser certaines situations. Elle console, encourage, reproche. Bref, l'amie que l'on voudrait auprès de soi au moindre pépin...

Laura_KITA_KEJUO___Choc_Temporel

[...] Hélène était accourue le soir même pour me porter secours. Mon message désespéré sur son répondeur l’avait, pour ainsi dire, paniquée. Elle avait apporté tout l’attirail censé me réconforter : un assortiment de tisanes, de thé vert, de biscuits… [...]

[...] J’avais fait une courte halte chez elle à Patte d’Oie. Nous n’avions plus pu nous voir aussi souvent, depuis qu’elle avait déménagé de la rue de la Dalbade. Avec son emploi du temps de ministre, c’était un peu difficile de nous croiser. Mais nous tentions toujours de profiter d’une occasion pour nous retrouver autour d’une bonne tasse de thé. [...]

Hélène est la seule confidente récurrente et le seul point d'appui de l'héroïne dans l'histoire. Quel dommage qu'elle s'éclipse au fur et à mesure de l'histoire!

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mardi 13 mai 2008

"Choc Temporel", Vu Par Son Auteur (2ème Partie)

On continue. Au tour du personnage d'Ilyan, maintenant.

Laura_KITA_KEJUO___Choc_TemporelIlyan (personnage principal) est ce mystérieux et inaccessible amour de jeunesse de la narratrice, tant mystifié dans les premiers chapitres, tel qu'il est décrit en mode flash-back. En mode présent, il paraît un jeune homme apparent, ouvert d'esprit, mais détaché, l'âme quelque peu aventureuse.

[...] C’est vrai que je n’ai jamais vraiment recherché la stabilité, un endroit particulier où me poser quelques années. J’ai toujours aimé changer d’environnement, de cadre de vie. Pourquoi se priver de bouger, tant qu’on en a encore l’occasion ? [...] (p. 100)

Contrairement au personnage de Laura, qui semble calculer et analyser tous faits et gestes, Ilyan affiche un portrait davantage serein et enclin à vivre au jour le jour (il déménage de ville ou de pays tous les deux ans, s'engage dans une voie universitaire qu'il n'est même pas sûr de mener à terme, se lève un beau matin et décide de prendre le train pour Paris ou Madrid...). Le futur et le passé semblent n'avoir pas vraiment de portée sur lui, il se focalise sur l'instant présent.

[...] Depuis quelques années, j’ai décidé de vivre au jour le jour et de ne plus compter sur grand-chose. [...] (p. 46)

[...] C’est vrai que, pour le moment, je n’ai aucun plan détaillé par rapport à mes études… Il y a tellement de choses que j’ai envie de faire, que j’ai envie de vivre… Et un doctorat, c’est quand même minimum trois ans d’investissement ! Enfin, qui vivra verra. [...] (p. 53)

Derrière un étudiant aux airs désinvoltes se cache une grande sensibilité que l'on décèle à travers les fragments de son journal intime (extraits ci-dessus et ci-dessous), où il laissera transparaître ses moindres émotions et interrogations.

[...] Nous avons ce point commun : nous ne sommes pas très doués pour faire transparaître nos émotions à l’état brut, elles sont toujours canalisées et ce n’est pratiquement qu’à l’écrit que nous les retranscrivons le mieux. [...] (p.90)

Son profil correspond au garçon ayant suivi ses parents aux quatre coins du globe et perpétuant le mécanisme à l'âge adulte, évitant ainsi de beaucoup s'attacher aux lieux et aux personnes qu'il croise. Ilyan semble tout maîtriser et l'histoire prend un tournant (en ce qui le concerne) lorsque les retombées de sa rencontre avec Laura bouleversent son rythme de vie. A ce moment, on assiste à un côté déconcertant du personnage visiblement indécis sur son lendemain...

[...] Dans tout ça, je ne suis toujours pas sûr de ce que je vais faire l’année prochaine… Rester à Toulouse et enchaîner sur le Doctorat ? Aller étudier une année en Espagne ? Chercher un vrai travail ? Et si oui, où ? Bref, les interrogations propres à tout un chacun : « Que vais-je devenir ? » [...]  (p.100)

Bref, selon moi, un personnage attachant, bien que très versatile.

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lundi 12 mai 2008

"Choc Temporel", Vu Par Son Auteur (1ère Partie)

Laura_KITA_KEJUO___Choc_TemporelTitre: Choc Temporel
Auteur: Laura KITA KEJUO
(Roman) 




J’ai relevé trois personnages principaux dans ce roman, Laura (personnage et narratrice), Ilyan et Hélène.

L’auteur effectue une alternance entre les narrateurs (Laura & Ilyan) et entre les temps de déroulement de l’action, en y incorporant au présent des flash-backs d’une dizaine d’années en arrière.

Le personnage-narrateur : 

La narratrice et personnage principal relate tout le long du récit les faits et scènes du roman (flash-backs inclus), laissant place de temps en temps à des fragments de journal intime d’Ilyan, permettant ainsi au lecteur de se mettre dans la peau de celui-ci.

Mis à part les flash-backs, l’histoire est racontée du point de vue et des impressions de la narratrice, qui y mêle nostalgie, enchantement, désespoir et  autodérision.

Le roman peut se scinder en deux : d’une part, nous avons affaire à une jeune fille qui est restée bloquée sur un échec affectif.

[…]Mais je ne pouvais m’empêcher de penser que le destin était en train de me tendre une perche, de me donner une chance de réussir là où j’avais échoué dix ans auparavant […] (p.28)

Ce sentiment d’ « échec », comme elle le décrit elle-même, semble avoir été présent, plus ou moins consciemment, jusqu’à sa rencontre fortuite avec Ilyan.

[…] Il me semble que ma vie a commencé le jour où j’ai revu Ilyan Rafael […] (p.7)

A ce moment, le personnage-narrateur est confronté à son passé, qu’elle décrit dans les premiers chapitres, et ce « choc temporel », qu’elle essaiera de maîtriser sur le coup, semblera la déstabiliser et la régir tout au long du roman.

Dès le « soir du Sherpa », on assiste à un autre tournant. La narratrice abandonne les flash-backs liés à son adolescence en faveur de l’entrée en scène de fragments du journal intime d’Ilyan (le 2ème personnage principal), qui livrent ainsi ses impressions, en alternance avec le récit de la narratrice. Le ton du récit évolue alors.  Du « Je vais vous raconter ce qui s’est passé, à quel point j’étais malheureuse et frustrée », ton confident, nostalgique et proche du mélodramatique, le personnage-narrateur place le lecteur davantage en tant que témoin direct de dialogues et de scènes imprévues, dissimulant son réel état d’esprit à Ilyan, mais en le faisant partager au lecteur.

[…] On aurait pu croire qu’il ne pensait pas un mot de ce qu’il disait. Et moi, dans tout ça, j’étais bien embêtée. Que pouvait-il bien y avoir ? […] (p.41)

[…] « –Et toi, qu’est-ce que tu en penses ? » il enchaîna. Retourner la question. Stratégie maligne et vieille comme le monde pour éviter d’aller au fond des choses. […] (p.42)

[…] « -Tu seras là ? –Bien sûr. » Où veut-il que j’aille ? […] (p.146)

Laura, personnage-narrateur, m’est apparue tête-à-claques par moments, paralysée par la peur, attendant que tout se passe (comme à l’époque de ses douze-treize ans), se mettant dans quelques situations compliquées qu’elle a elle-même engendrées, mais qu’elle n’assume pas (la scène de la lettre, p.77-81), par manque de communication et de confiance en elle-même. La complicité, en tant que lectrice, que j’aie pu ressentir à l’égard du personnage-narrateur réside dans le fait que nous ayons probablement tous quelque peu ce côté double-jeu (je te montre qui je suis, mais j’en garde un peu pour moi, tout de même).

Il m’a semblé que le personnage-narrateur alterne les époques, afin de dévoiler son côté femme-enfant, légèrement innocent qu’il a soigneusement su et tenu à préserver.

Le personnage d'
Ilyan dans la prochaine partie!

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mercredi 7 mai 2008

Moi, une Lectrice

Je vous présente l'édition 2008 de mon premier bijou, Choc Temporel, publié en 2007! Pour ceux qui ne l'auraient pas encore commandé, c'est le moment (qu'est-ce que vous attendez?), pour les autres lecteurs, eh bien… Peut-être l'occasion de l'offrir à un proche?!

Il y a bien des mois et des mois, quelques lecteurs m'avaient priée en privé de faire une sorte de critique du bouquin, en tant que lectrice et non auteur du livre. D'autres m'ont demandé de mon opinion sur les personnages. M'exprimer en tant qu'auteur, je ne trouvais cela ni facile ni drôle pour un sou… Par contre, m'exprimer en tant que lectrice, avec suffisamment d'objectivité, me semblait assez intéressant comme défi!

Bon, bien entendu, j'ai préféré laisser le temps faire son oeuvre, il me fallait pas mal de recul pour entreprendre cette tâche. De plus, j'ai adoré bosser sur ce bouquin et vivre avec ses personnages, mais j'ai estimé qu'à sa publication, il fallait que je les laisse aux lecteurs et que je me sépare un peu d'eux.

Je dois repenser à cette période sombre qui a suivi la publication du roman. En fait, que ce livre voie le jour a été mon plus beau cadeau en 2007. Toutefois, j'ai eu droit (tant pis, j'avoue et j'assume) à une période de blues post-publication pendant quelques semaines… En fait, c'est assez singulier. Je bosse comme une forcenée pendant des mois sur un projet, une histoire, des personnages. Un peu comme au théâtre, il faut s'approprier de l'histoire et du contexte jusque dans ses moindres pores (ou sinon, autant oublier). Les scènes ne me quittent plus, j'en rêve la nuit inconsciemment et même en plein jour, les yeux grands ouverts (mais dans le vague). L'histoire fait partie de moi et devient une vie parallèle à mon quotidien. Mes personnages sont aussi réels que vous et moi, ils ont certes été créés dans ma tête, mais je leur ai donné une telle importance, qu'ils ont fini par prendre vie. Comme des enfants que l'on élève, ils sont parfois bien difficiles, capricieux et finissent par n'en faire plus qu'à leur tête… Ce qui vaut que l'on se fâche bien souvent, d'ailleurs, et que chacun parte bouder dans son coin…

Lorsque l'histoire est achevée, il y a subitement ce grand vide. Elle n'appartient plus seulement à l'auteur, elle s'en va vagabonder entre les mains de quiconque veut d'elle… Quant à l'auteur, eh bien, il retourne à son quotidien, qui lui semble bien fade, tout d'un coup.

Voilà ce qui s'est passé lorsque j'ai achevé Choc Temporel.

J'ai enfin pu en faire le deuil, accepter de rendre la liberté à mes personnages. Et c'est avec joie que je les ai retrouvés, la nuit dernière.

La critique de Choc Temporel, vue par moi la Lectrice, ce week-end, en exclusivité… (Je peux bien jouer à la star, un moment, après tout c'est moi qui l'ai écrit, ce livre, non?)

Pour commander le roman, c'est ici

Posté par Laura Maya à 13:12 - Ecriture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 mai 2008

Un Fidèle Lundi

Envie_de_HurlerLe week-end s'est mal passé et le pire, c'est que la semaine commence mal, elle aussi.

Des lapins posés, attendre un téléphone qui sonne (et qui ne sonne pas), vouloir un peu de paix intérieure pour écrire et m'occuper de mes personnages, sans y parvenir, trop d'ondes familiales grésillantes interférant pour pouvoir savourer la fin d'un bon bouquin, vouloir aller noyer son désarroi dans la boisson sans atteindre son but (je sais, pas bien!)... Et surtout, attendre un impatiemment un coup de fil et ne pas avoir le courage d'appeler soi-même (quelle horreur... ou plutôt quel manque de courage!)...

Le lendemain étant un autre jour, on garde espoir pour le lundi, bien que de légende, on déteste les lundi. Et là, hélas, ce n'est pas mieux. On se lève à la bourre, avec un sacré mal de gorge, on ne trouve plus ses clés, ni ses affaires pour la gym, on ne trouve pas de taxis pour aller bosser (c'est notre moyen de transport en commun ici), le chauffeur de taxi semble avoir pris du valium et avoir les neurones à plat, car il roule à vingt à l'heure, l'ambiance dans la matinée est terne, le ciel est gris, indécis et ne veut pas se décider à déverser son averse. L'ordinateur, l'outil de travail est lent, ne semble pas disposé à se réveiller et à reconnaître son maître. Mauvaises surprises, mauvaise ambiance, humeurs sombres. De quoi déteindre sur mon espoir limpide de rattraper un lundi à défaut d'un week-end plus ou moins raté...

La pause, ouf, un instant de répit, pour se redonner une humeur joyeuse, pourquoi pas appeler une copine Outre-Méditerrannée... Instants de bonheur. Mais là encore, on tombe au taxiphone sur un commerçant qui, une fois la conversation terminée, nous sort un prix exorbitant, incohérent, incroyable (le prix habituel x6). C'est de la faute de moi la cliente qui me suis trompée de cabine, j'aurais dû "deviner" qu'il fallait plutôt entrer dans la cabine de droite, quand même!

Alors on revient encore plus énervée qu'avant de pause et là, on s'ennuie grave, les minutes semblent des heures, on ne voit pas la fin de la journée.

Ouf, sursaut d'espoir, cours de gym, un peu de détente. Tout se passe bien, on narrive à l'heure, la prof est sympa, les participantes motivées, je ne me tords pas de cheville, tout va bien.

Puis on donne cours particulier de portugais, comme souvent après les cours, l'élève a bien retenu la leçon d'avant, semble motivé comme d'habitude et transmet son énergie à sa prof un peu sonnée par ses dernières heures un peu grises. Tout se passe bien.

N'empêche. Le téléphone n'a toujours pas sonné et la semaine a tout de même mal comencé. Restent 6 jours pour rattraper le tir...

Posté par Laura Maya à 21:49 - Temps et Climats (Tous Mes Etats) - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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