Laura Kita Kejuo, l'Auteur dans tous ses Etats

Cocon Romanesque, Nostalgie Créative & Autres Civilités...

lundi 31 mars 2008

Mon Monde Romanesque

Non, la lecture de Freud n'endommage pas mes neurones et non, je ne suis pas encore sous substances psychédéliques…

Souvent, je ne comprends pas trop les être humains, ce qu'ils ont en tête, ce qu'ils veulent, ce qu'ils attendent des autres ou s'ils imaginent leurs semblables tels des robots ou dépourvus de toute intelligence. Et il y a des jours où je suis fatiguée de chercher à comprendre certaines personnes. On a misé tant d'énergie à essayer de comprendre, qu'après on est fatigué.

BibliothequeDans le monde romanesque, par contre, c'est beaucoup plus encourageant. La lecture et l'écriture transportent, ce n'est sûrement que pour un moment, mais au moins on voyage, l'espace d'un instant, loin, très loin, parfois. Et ce changement, l'état d'esprit en découlant font sacrément de bien. J' ai rarement été aussi bien ailleurs que dans cette dimension-là. Peut-être que j'estime que dans le roman (qu'on le lise ou qu'on l'écrive), contrairement au quotidien, on puisse tout se permettre…

Dans le quotidien, il y a des règles. Mais peu de gens souhaitent jouer le jeu. Et comme on ne change pas les gens et encore moins toute une société, alors je préfère lire et écrire. Il faut bien compenser.

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samedi 29 mars 2008

Ode à Mes Personnages

J'ai écrit ces quelques lignes il y a deux ou trois jours pour me donner le courage de m'asseoir et de débuter mon habituelle séance de gribouillage, ce que je fais toujours, sans réfléchir, cinq minutes avant de me concentrer sur mes histoires. N'allez pas chercher un sens particulier dans cet article...

Ode_A_Mes_PersonnagesAllez, on se lance dans le gribouillage, un peu d'entrain, voyons... Il est vrai que le moral n'y est pas toujours, c'est un quotidien composé de hauts et de bas, mais au moins la plume est là pour adoucir les peines. Je l'avais boudée pendant tout ce temps, me faisant du mal à moi-même, en fin de compte, puisque force est de constater que c'est le seul moyen le moins maladroit grâce auquel je peux arriver à faire passer tout coup de gueule, toute autre émotion. Heureusement, d'ailleurs! Et puis, ce recul, quoique peut-être nécessaire, était tout de même injuste pour Mathis et pour Lydiane, qui, eux, ne demandaient qu'à vivre à travers mes mots et ma passion. Ne demandaient qu'à s'émanciper, prendre forme, se découvrir, se réaliser. Eux, ne méritaient pas cette bouderie. Ils sont nés de mon imagination débordante, je les ai construits au jour le jour, si ce n'est sur le papier, dans ma tête, à coup sûr. Car s'ils naissent sur le papier, mes personnages se développent dans ma petite bouille... C'est là que se situe l'épicentre de toute énergie créatrice, de tout semblant d'art, de toute aptitude à travailler, enfin de la transformer, lentement mais sûrement, en talent.

Chouette: la petite Laura s'est enfin réconciliée avec ses personnages, il était temps.

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jeudi 27 mars 2008

Fatou DIOME - Le Ventre de l'Atlantique

Le_Ventre_de_l_AtlantiqueAuteur: Fatou DIOME

Titre: Le Ventre de l'Atlantique

(Roman)


Présentation de l'éditeur

Salie vit en France, son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une Terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique? Comment empêcher Madické et ses camarades de bâtir des châteaux en Espagne, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour une Arcadie imaginaire? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des "venus de France ", écrasés par les attentes démesurées des leurs restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'Autre partout. Distillant leurre et espoir, Le Ventre de l'Atlantique charrie entre l'Europe et l'Afrique des destins contrastés saisis dans le tourbillon des sentiments. La condition humaine s'y laisse scander par l'irrésistible appel de l'Ailleurs. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s'agit de partir, voguer, libre comme une algue de l'Atlantique. Un premier roman sans concession, servi par une écriture pleine de souffle et d'humour.

Mon Humble Avis : Série Spéciale Coup de Cœur !!!

C’est dingue, dire que j’avais tant d’a priori sur cette histoire, avant de la commencer... Je m’étais plus résolue à lire le bouquin pour la culture littéraire, car sur ma liste, il faisait partie des classiques africains contemporains à ne pas rater. Et je ne regrette absolument pas. Cette oeuvre revendique (même si on peut la voir simplement comme un roman, la lire et passer sa route) tout haut ce que l’Afrique et l’Occident pensent tout bas. Et même si l’auteur excelle souvent dans la caricature et les clichés, elle touche des vérités que les deux mondes outre-Atlantique s’efforcent de canaliser, voir de nier depuis longtemps.

Parti sans doute d’un cri du cœur, de la chair et de la quête incessante de l’identité, de la passion d’une plume, oui, il résulte de ce roman attachant un chef-d’œuvre, sans aucun doute. J’attends la suite, Fatou !

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mardi 25 mars 2008

Coup d'Oeil en Province

Je suis de retour (à Yaoundé et au Gagne-Pain, hélas...)!

Kribi_Ville_de_PecheursC'était bien court, mais cela valait le coup du changement. Quelques jours à la plage, j'en connais qui tueraient rien que pour ça... Donc c'est sûr, on ne va pas s'en plaindre. Kribi (Province du Sud, Département de l'Océan) est un coin magnifique, cela vaut bien les trois heures et demie de route qui la sépare de Yaoundé. Et qu'est-ce que c'est reposant d'entendre rien que le bruit des vagues, au lieu des coups de klaxon incessants, habituels, quotidiens de Yaoundé. Les habitants là-bas sont beaucoup plus détendus que dans la capitale, cela s'entend (si je vivais de pêche, j'ose espérer aussi que j'aurais été moins stressée...). Plus polis, plus souriants, c'est un vrai plaisir, c'est là-bas que se trouve le coeur de la civilisation et non par ici...

En rentrant, j'ai retrouvé la pluie et le mauvais temps, la pollution, les chauffards braillant en plein embouteillage et les visages froissés et pincés, caractéristique de Yaoundé... Mais j'ai décidé, autant que possible, de ne plus me laisser abattre par le monde extérieur. C'est bien connu que le bonheur se trouve en soi-même, à quoi bon de lui donner un visage, un lieu ou une occupation?!

N'empêche, quiconque frôle le sol du Cameroun doit visiter Kribi, l'Ouest aussi, bref, la vraie province. Car, tout comme Rio de Janeiro et São Paulo qui ne font pas le Brésil, Paris qui ne fait pas la France, Yaoundé & Douala sont loin de faire le Cameroun...

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jeudi 20 mars 2008

En Avant Vers Kribi!

Ouf, heureusement qu'il existe plein de coins de la Terre où se réfugier, lorsque l'on souhaite noyer son quotidien… Comme ça on prend son petit sac de voyage et on se casse!!!

KribiQuelques jours de repos du côté de Kribi, au Sud du Cameroun, à la plage, je les prends volontiers. Avec une copine, qui elle aussi, souhaite noyer son quotidien. Plage, transats et crevettes (le Cameroun est par excellence un pays dont les fleuves abondent en crevettes, "Cameroun" venant du portugais "Camarões", pour la petite leçon d'Histoire-Géo, en passant). J'entends presque déjà le bruit de la mer!

Bon, j'y vais aussi pour écrire un peu, car ces derniers temps, c'est un peu la dèche, côté concentration. J'ai eu toutes les peines du monde à écrire chez moi. Peut-être qu'en changeant un peu de cadre…

Alors, comme j'ai une relation très singulière avec Yaoundé, la ville des Brocolis (Je-Te-Supporte-Moi-Non-Plus), mieux vaut que je la quitte de temps en temps pour éviter d'en arriver aux extrêmes et de la détester… N'allez pas Brocolicroire que le nom soit officiel (bien que je compte fermement le faire entrer dans l'encyclopédie du Grand Robert 2009), c'est moi qui ai baptisé Yaoundé la Ville des Brocolis. En 2006, en rentrant de Toulouse, lorsque l'avion survolait Yaoundé de jour, cela m'a impressionné de constater que Yaoundé n'était rien d'autre qu'une ville ayant été construite au milieu de la forêt équatoriale. Il y avait tellement, mais tellement d'arbres verts, semblés entremêlés, agrippés les uns aux autres, qu'on ne distinguait rien d'une quelconque ville, il nous semblait plutôt que l'avion comptait atterrir en pleine forêt… En s'approchant du but, c'est là qu'apparaissent les maisons et petites collines. Cette image d'arbres tous verts et tous regroupés m'a immédiatement fait penser aux brocolis, légumes que je détestais étant gamine et qui m'ont apprivoisée avec le temps (peut-être un peu comme Yaoundé)…

C'était l'histoire de Yaoundé, Brocoli-City.

En attendant, je rentre, cours, file faire mon sac, car dès à présent je suis… en week-end!!!

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mardi 18 mars 2008

Jo Ann VON HAFF - A Thin Line

A_Thin_Line___Jo_Ann_Von_HaffAuteur: Jo Ann VON HAFF
Titre: A Thin Line
(Nouvelle)

Nouvelle publiée dans la Revue des Ressources le 10 mars 2008

Mes Impressions: C'est une histoire dont le développement m'a semblé un peu long (la fête des quinze ans et la rencontre entre Filipa et Salvador), à croire que l'on s'orientait vers un roman, un véritable récit. J'ai décelé la romancière derrière la nouvelle…

Mais ce que j'ai adoré en lisant cette nouvelle, c'est que pas un instant avant la fin de la lecture, mis à part le détail cité plus haut, je n'ai pu me faire une idée de là où l'auteur voulait me mener (dans un roman, cela ne m'aurait pas plu, mais il faut croire que là, cela m'a séduite). Chapeau à l'auteur pour la fin plutôt inattendue et brutale. Mine de rien, Jo Ann reste fidèle au genre même de la nouvelle et respecte cette cassure, qui fait que le lecteur en arrivant au bout de l'histoire se dise: "Je ne m'attendais pas déjà à la fin et encore moins à celle-ci!"

Un court passage que j'ai aimé (allez savoir pourquoi), le vent que se prend Filipa de la part d'un passant:

[ Filipa se met à sangloter, son nez se met à couler. Sans hésiter, elle remet ses affaires éparpillées sur le trottoir dans son fourre-tout, sans faire abstraction des déchets qui peuvent s'y être mêlés. La jeune femme ne songe pas à l'hygiène... Loin de ça... Elle arrête un piéton.
-S'il vous plaît? Vous n'auriez pas une cigarette? - elle essaie le ton le plus poli et neutre possible.
-C'est la galère pour tout le monde. - répond l'homme sans même la regarder et continuant son chemin.
]

Mes respects à la romancière qui, selon moi, a réussi son baptême de nouvelliste (enfin, dans mon esprit de lectrice, puisque c'est la première nouvelle que je lis d'elle!)…

Pour lire la nouvelle, c'est ici et n'hésitez pas à lui laisser vos impressions!

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jeudi 13 mars 2008

Que Faire?

Stress avec le petit monstre. Tellement que j'en ai perdu l'inspiration pour poster quelques articles…

Entre l'école buissonnière et les mauvaises fréquentations, on en voit de toutes les couleurs! Et on cherche toujours une solution. Démissionner pour jouer au détective? Lui botter le derrière? Pff, il est bien plus fort que nous, de toute manière, il aurait vite fait de nous en retourner une… Payer quelqu'un pour lui botter le derrière? Ah oui, voilà une idée bien plus séduisante! L'envoyer en pension? Chez les militaires? A étudier, pas si mal comme raisonnement…

Je m'accorde jusqu'à ce soir pour trouver une solution radicale.

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lundi 10 mars 2008

Dure Dure la Vie d'un Petit Monstre...

Le_Petit_MonstreQue faire lorsque l'on cohabite avec un petit monstre de 15 ans? Et que l'on a soit-même déjà 27 balais (et que la propre crise d'adolescence est déjà loin, à priori)…? Question pour un Champion.

Je ne vous présente plus le Petit Monstre, dont tout le monde connaît l'état civil, puisqu'il s'agit de mon frère, dont j'ai à quelques reprises narré l'existence…

Le Petit Monstre traverse (pour ce que l'on suppose, puisqu'il n'est pas du style bavard en ce qui concerne les états d'âme) un cocktail de crise d'adolescence, de frustration, refoulement et souffrance à la fois suite à la séparation des ses deux parents il y a trois ans, suivi l'année passée du décès paternel. Ajoutez à cela la soeur aînée qui s'est barrée à ses sept ans pour faire des études Outre-Meditterranée et qui est réapparue sept ans plus tard, telle une fleur et voulant dans un premier temps jouer au gendarme et à la deuxième maman à la fois. La soeur benjamine ne vit plus à Yaoundé depuis presque deux ans et n'est que de passage tous les deux mois environ. Drôle d'équilibre.

La vie n'est donc apparemment pas facile pour le Petit Monstre. Il vit dans un monde compliqué d'adultes et a trouvé comme seul moyen exutoire de sa soufrance, de compliquer davantage la vie de son entourage, en lui montrant, jour après jour, bien des vertes et des pas mûres!!!

Le Petit Monstre a donc commencé à se désintéresser complètement de l'école et depuis quelques temps, n'y met même plus les pieds; on va dire qu'il fait semblant d'y aller, nous l'avons découvert tout récemment (ma mère et moi avions presque envie, de le balancer par la fenêtre, avant de nous y précipiter à notre tour…). Difficile d'examiner un suivi correct, lorsque l'on est dehors toute la journée au Gagne-Pain!

Nous sommes en pleine quête, donc, en ce moment d'une solution adéquate pour sauver le Petit Monstre, sachant que toute tentative de dialogue et d'interventions extérieures ont échoué jusqu'à présent...

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jeudi 6 mars 2008

Zeste de Bonne Humeur

(Rassurez-vous, le patient ayant rédigé ce post n'est pas sous substances psychédéliques)

Je suis de bonne humeur et d'énergie pour entreprendre plein de belles choses... Alors, je vous en envoie un peu par courrier express (je parle de cette bonne humeur)!!! En plus, la saison sèche à Yaoundé tire sa révérence et laisse place au doux et frais climat d'un début de saison de pluie! Hourra!

Service_DHL

Heureusement qu'il existe DHL, grâce à eux tout peut être envoyé et livré par voie express!

(Pensez à me faire un rapide et petit accusé de réception pour la bonne humeur. Sinon, je vais penser qu'ils ne vous ont pas livré ma bonne humeur et je leur intenterai probablement un procès...)

En passant, on devrait tous jeter un oeil sur les écrits de Freud, pour beaucoup, ce serait une vraie révélation...

Posté par Laura Maya à 16:24 - Temps et Climats (Tous Mes Etats) - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 2 mars 2008

Espoirs Pluvieux

Au_LitAh, ces sacrés dimanches... Je suis toujours empreinte d'une terrible léthargie, ces jours-là venus. Pourtant, j'essaie de changer la donne, vraiment. Mais pour le moment, on ne peut pas dire que j'y sois arrivée, je m'y prends probablement très mal.

Mais qu'est-ce que vous allez croire là, je n'y suis pour rien. C'est de la faute du dimanche. C'est lui qui dicte mon rythme de tortue et mes 2 de tension.

Et puis d'ailleurs (excuse!), je rêvais d'un week-end pluvieux, car en cette cruelle saison sèche, on peut attendre désespérément. On rêve de la saison de pluie (un peu comme le Toulousain en plein mois d'août matant la météo, qui se téléporterait bien en Bretagne), la vraie, celle digne de la forêt équatoriale, un peu notre climat breton sauvage à nous (Mamounette, tu ne veux pas nous envoyer un zeste d'hiver?).

J'avais donc espoir. Cet après-midi, un drôle de vent s'est abattu sur Yaoundé, le ciel a viré au gris cendre. Le temps de faire une sieste, en attendant l'averse... Averse capricieuse qui n'est jamais venue. A mon grand désespoir dominical!

Je dispose encore d'une autre excuse (pour ma paresse notoire du dimanche, cela s'entend): peut-être que quand on est en train de lire un pavé de Freud, on dépense beaucoup plus d'énergie que d'habitude? Non?

Bon. Dimanche pépère sans mettre le pied dehors, sans coup de fil, sans MSN, sans Myspace, sans Facebook... Mais avec Canalblog. Je ne pouvais pas tout zapper, quand même?!

Ouf, le vent frais est de retour. Puis-je espérer aller au lit avec un espoir ultime de gouttes de pluie, qu'en penses-tu, Poséidon? Poséidon?

Posté par Laura Maya à 22:00 - Paresse - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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