Laura Kita Kejuo, l'Auteur dans tous ses Etats

Cocon Romanesque, Nostalgie Créative & Autres Civilités...

vendredi 29 février 2008

La Politique de l'Autruche

Sans commentaires (car trop dépassée, déçue, en colère et tout ce que vous voulez d'autre)

L’article sur

http://www.liberation.fr/actualite/monde/312817.FR.php

REPORTAGE

Le président Biya siffle la fin des émeutes

De notre correspondante à Yaoundé Fanny Pigeaud

QUOTIDIEN : vendredi 29 février 2008


[Ceux qui commencent à se risquer à rouler dans certains quartiers de Douala ne le font pas sans allumer leurs feux de détresse. «Ça permet de faire croire qu’on est en service commandé afin d’intimider les éventuels groupes de casseurs», explique un habitant de la capitale économique camerounaise.

Groggy. Hier, les piétons sont sortis plus nombreux que la veille dans les rues encore encombrées de restes de pneus brûlés et des opérations de casse et de pillages. Après la crise qui a embrasé plusieurs villes du pays depuis lundi, provoquant la mort d’au moins 17 personnes dans des affrontements avec les forces de l’ordre, la tension semblait être en partie retombée hier au Cameroun. Il a fallu que le président Paul Biya, 75 ans, sorte de son mutisme habituel. Dans une courte déclaration radiotélévisée, celui que l’on surnomme «l’homme lion» a rappelé qui était le chef. Il a promis d’utiliser «tous les moyens légaux» pour rétablir l’ordre.

De fait, jeudi matin, l’armée camerounaise a pris position aux principaux carrefours de Yaoundé, la capitale politique, tandis qu’à Douala, après une nuit très mouvementée dans certains quartiers, les derniers attroupements ont été également dispersés par l’armée qui a tiré en l’air. «Le Président a renvoyé chacun chez soi», commente, désabusé, un habitant. «Il nous a tous insultés avec ce discours, s’indigne une militante des droits de l’homme, groggy. Il n’a pas parlé des problèmes graves qui ont jeté les gens dans la rue et n’a rien donné pour les améliorer.»

Déstabilisation. Pas une allusion aux protestations contre la vie chère, exit celles contre le projet de révision de la Constitution qui permettrait au Président, au pouvoir depuis 1982, de se représenter en 2011 qui ont jeté une partie des Camerounais dans la rue. Devant leur bière, les clients d’un des rares bars ouverts de Douala ont encore du mal à comprendre ce qu’il a voulu dire. «Biya a gagné, c’est le suprême ! Il va pouvoir faire passer la révision de la Constitution sans problème, il a désormais le champ libre, assure, admiratif, l’un d’entre eux. On ne comprend pas ce que le Président a voulu dire et à qui il s’adressait», commente un responsable du Social Democratic Front (SDF). Principal parti d’opposition, le SDF estimait la veille qu’une tentative de déstabilisation du régime, venue de membres du parti au pouvoir, était en cours.

Le bilan humain et matériel de la crise sera «probablement très lourd», a prévenu le chef de l’Etat. A Douala, les hôpitaux sont débordés, au bord de la rupture en stock de médicaments. «Quel que soit le bilan, l’avenir se présente mal. Il y aura toujours du désordre au Cameroun, tant que la majorité vivra dans la pauvreté tandis qu’une poignée s’enrichit sans vergogne»,commentait hier un journaliste camerounais.]

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mardi 26 février 2008

Emeutes

Sans Commentaires... Visez ce qu'il se passe dans le coin...

EmeutesPASSI - Emeutes , de l'album Genèse (2000)

Dans la rue l'humeur est sale " C'est rien c'est rien "
De la rue monte les rumeurs " Ca va pas bien loin "
Si les casques bleus caltent " C'est rien c'est rien "
Si c'est chaud sur l'asphalte " c'est rien c'est rien "
On passe tes barricades, on pète tes barrières
On a la barre on déraisonne et on ne craint plus personne
Toi t'appelles les renforts, la rage nous rend fort
Sonne ta retraite c'est ton heure qui sonne
Insensible aux propagandes des mecs qui glandent
Ceux-ci bandent hélas et veulent tout péter en bande
Comme dans un James Bond ou un Banderas
Là t'as pas de télécommande donc on te nique ta " Shut... "
En force on fout le désordre " C'est rien c'est rien "
Pour toi on a une corde " C'est rien c'est rien "
Tu nous verras à l'antenne déraciner ton chêne
On va changer les programmes sur ta 1ère chaîne

{Refrain: x2}
C'est rien c'est rien
Ça va pas bien loin

L'air est impur les règles n'existent plus
La foule a compris et ça n'hésite plus
Le bien ou le mal, mais la c'est pas le bien qui triomphe
L'instinct a fait un tri, on fait un cri et on fonce
Si l'émeute s'étend " C'est rien c'est rien "
Et si c'est inquiétant " Ca va pas bien loin "
Si tout est fermé et les rues et les voitures enflammées
Et que ta citoyenneté on en a rien à glander
Les gens des hall me comprennent, ceux d'en haut disent que je gêne
Ils disent qu'y a trop de haine qui coule dans mes veines
Un peuple héroïque face à un pouvoir égoïste
Un coup de gueule des sous classes de la République
C'est un champ de bataille sur les Champs Elysées
Le diable vient pisser sur la Rue de la Paix
On lâche pas le contrôle " C'est rien c'est rien "
Sur la lisière de l'émeute subit la haine de la meute

{au Refrain, x2}

Si ça pue et qu'ils le sentent " C'est rien c'est rien "
Si la tension est oppressante " Ca va pas bien loin "
Si y a plus de respect plus de cadet plus de gradé
Et que de tous vos conseils on en a rien à péter
On va tout dégrader la banque va sauter la boulangerie d'à côté
On fout le feu chez le voisin histoire de se venger
S'il y a des vitres cassées " C'est rien c'est rien "
Si on vient tout piller " Ca va pas bien loin "
Et si le Maire s'est sauvé " C'est rien c'est rien "
Et même s'il y a l'armée, " C'est rien c'est rien "
S'il y a des jets de pavés, des comas, des hématomes et des blessés
Des décès, si ton pays est stressé
S'il y a le feu au village s'il y a le feu dans la ville
Si tu vois saigner les civils, si ça tire dans l'entourage
C'est juste une nuit d'émeutes où le diable jubile
Deux jours aux infos, après on est tranquille

{au Refrain, x4}

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lundi 25 février 2008

Saturday Night Carnaval

Voilà, n'ayons pas peur du ridicule... Je vous avais promis quelques photos de la soirée de samedi soir. Alors, voilà!!!

La_Troupe_des_Bresiliens_Carnavalesques      Bebe_Laura_et_Maman_en_Diable_Lutin

Carnaval_2008_chez_Robson       Quelques_Capirinhas_Plus_Tard

                                                   Tous_a_la_Caipirinha

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dimanche 24 février 2008

Soirée Déguisée

Soiree_DeguiseeHier soir, c'était soirée déguisée pour les Brésiliens et tout autre amateur.

L'idée était d'organiser une soirée aux invités déguisés, avec musique brésilienne, samba, disco et autres... Un mélange de carnaval brésilien, de Mardi-Gras et de Bal Masqué. Il y avait un peu de toutes les nationalités et on était environ 80 personnes.
C'est drôle: en arrivant, nous avons remarqué que les personnes, qui ne se connaissaient pas toutes, étaient un peu sur la réserve, coincées, dans leur coin... Puis, trois ou quatre caipirinhas plus tard, tout le monde plaisantait avec tout le monde, ça riait à gorge déployée et ça dansait sans retenue! Incroyable, l'effet que quelques verres de Punch et autres mixtures alcoolisées peuvent avoir sur les gens. Dans les soirées, on se décoince de suite.

Du coup, j'ai trouvé la soirée vachement réussie, pour tout un tas de raisons. 1) Ce n'est pas tous les jours que des amis organisent un bal costumé et ça changeait un peu du quotidien  2) J'ai eu l'occasion unique de pouvoir me faire plaisir et de me déguiser en petite fille de 2 ans, avec tétine, biberon, couettes, chaussures de poupée, etc... L'année dernière, j'étais déguisée en bonne soeur, c'était comique! (1 ou 2 photos sur le blog dans le courant de la semaine, c'est promis!)  3) Les gens s'amusaient réellement. Rien de plus déprimant que d'être à une fête ou soirée où la plupart font une tête d'enterrement et s'ennuient apparemment  4)  Nous nous sommes fait plaisir en buvant, mangeant sans retenue, après tout, c'était carnaval et nous avions le droit de nous oublier un peu, non?  5)  Je n'aurais raté la fameuse caipirinha et le punch pour rien au monde! (et je ne suis pas un cas isolé, non non...)

A quand la prochaine, j'ai hâte! Enfin, demain, c'est lundi, alors c'est plutôt mal parti pour de suite...

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vendredi 22 février 2008

Patrick SÜSKIND - Le Parfum

Le_ParfumAuteur: Patrick SÜSKIND
Titre: Le Parfum, Histoire d'un Meurtrier (Das Parfum, die Geschichte eines Mörders)
(Roman)

[ Le roman raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille qui est décrit dès la première page du livre comme : « [un des] personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque » un être dont le « génie et [l']unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l'histoire : au royaume évanescent des odeurs ».

En effet, Jean-Baptiste Grenouille, possède trois caractéristiques :

Jean-Baptiste Grenouille est un garçon (homme) dépourvu de tout sentiment et/ou de notion du bien et du mal. Il est habité par une âme limpide, vide de toute émotion. Il ne vit que par l'odeur, les phéromones, les arômes. Sans cette dimension, il ne serait rien;

Il n'a aucune odeur qui lui est propre, ce qui effraie les gens qui le rencontrent et le côtoient tout au long du roman. Cette absence d'arôme lui permet de passer totalement inaperçu auprès des gens. Par la suite, cette absence d'odeur, dont il ne se rend compte lui-même que très tardivement, sera compensée par la création de parfums créés à partir d'odeurs humaines plus qu'attrayantes, qui lui permettront d'être remarqué par les autres;

Il a un odorat excessivement développé qui lui permet de reconnaître les odeurs les plus imperceptibles et ainsi décortiquer chaque odeur en segments d'arômes. Dès le moment où Grenouille voit le jour, il perçoit et découvre le monde avec son nez, ce qui représente sa seule source de jouissance. Il a aussi une excellente mémoire olfactive : il est capable de se souvenir de toutes les odeurs qu'il a senties. De plus, il peut assembler mentalement des odeurs pour ensuite créer des parfums. ]

Copyright Wikipedia,  Lire l'article entier

Moi, Lectrice:

A lire!!!

Je ne sais trop que dire sur ce chef-d'oeuvre (du moins, pour moi, cela en est un). Je découvre une histoire, ainsi que le talent, d'emblée, de Patrick Süskind. Cette faculté de pouvoir décrire avec minutie les lieux, les odeurs, les sensations est impressionnante, tout comme le personnage de Jean-Baptiste Grenouille, qui fait assez froid dans le dos (je ne souhaiterais pas croiser la route d'un tel type)…

A dire vrai, j'ai été plus séduite par l'histoire, que par le style, ayant eu un peu de mal avec les innombrables détails descriptifs, ainsi que certaines scènes un peu crues. Mais malgré le fait que je ne sois pas une fan des interminables descriptions minutieuses, j'ai été bouche bée devant le travail et l'imagination de l'écrivain. Il m'a transportée dans l'histoire et même dans le temps, chaque page du livre nous plonge dans un monde brut de senteurs; je me suis mise à craindre que, quelque part, éventuellement, il existe des personnes, nous côtoyant chaque jour, possédant de tels dons et pouvant s'en servir à des fins macabres. Mission accomplie, donc, Patrick!

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mercredi 20 février 2008

Jean de LA FONTAINE - Le Corbeau et le Renard

Pour le plaisir. Je n'y peux rien, je suis fan de ces fameuses fables. Elles peuvent servir d'exemples pour le quotidien, bien souvent!

   

Le_Corbeau_et_le_Renard© Dessin de Laura RODRIGUEZ


Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Jean de la Fontaine, Fable II, Livre I.

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lundi 18 février 2008

Notre Georges V

Je ne dis pas souvent du bien de Yaoundé. Pourtant, dans le fond, il y a quand même une toute petite partie de moi qui est attachée à Yaoundé. Laquelle? Pourquoi? Le jour où je le saurais, je vous le dirai. En attendant, c'est le mystère total.

C'est vrai, je n'aime pas souvent Yaoundé et j'aime encore moins les gens de Yaoundé. Mais ce n'est pas le sujet.

En-dessous de chez moi, il y a un bar très bruyant qui s'appelle le Georges V. A première vue d'oeil, il n'a rien de plus que les autres, pourtant, il est toujours plein à craquer en fin de soirée.

Et de temps en temps, j'aime bien m'asseoir pour prendre un pot au Georges V. Juste pour le plaisir de me dire que, si je le souhaite, je peux boire tant que je veux, payer l'addition et les deux minutes qui suivent, je peux être au lit, tranquillos...

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jeudi 14 février 2008

Un Air de Ville Rose

Prairie_des_Flitres_l__t_Toulouse me manque, c'est horrible. Ce n'est pas à tout instant, mais aujourd'hui, qu'est-ce que c'est présent!

Ce qui me manque? Quelques visages, quelques rues, quelques cafés, quelques odeurs, quelques bruits, quelques accents.
La splendide (à mes yeux!) Place du Capitole et ses arcades.
La chocolatine (et non le pain au chocolat!) de la boulangerie, rue Lafayette, près de la Poste.
Les chauffeurs de bus, conduisant comme des chauffards et pestant contre les passants traversant les rues comme des moutons.
Ce bon vieil accent, que je ne retrouve nulle part ailleurs.
La Garonne, en fin de journée, plus belle que jamais, bordée par le Pont-Neuf, le Pont Saint-Pierre et le Pont des Catalans…
Le quartier des Carmes, la rue de la Dalbade, mes premiers amours.
La rue Saint-Rome, pour le plaisir du shopping ou comment mieux craquer pour une crêpe.
Ces Toulousains, fêtards, avec leur joie de vivre, leur insouciance.
Dans le train ou dans l'avion, l'excitation à l'approche de Toulouse, lorsque se dessinent à l'horizon les tuiles et les briques roses.
Place_du_Capitole__de_nuit_

"Ton coeur appartient définitivement à Toulouse lorsque tes pas sont restés gravés sur le pavé, Place du Capitole" (Laura KITA KEJUO, février 2008)

Posté par Laura Maya à 13:46 - Toulouse - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 13 février 2008

Contrées Gabonaises & Périples (Deuxième Partie)

C'est vrai, je devais encore la deuxième partie du récit de mon court séjour dans les contrées gabonaises.

En fait, malgré le fait que j'aie apprécié d'emblée Libreville et que la ville semblait avoir bien des coins charmants à montrer, je ne ferai pas de récit idyllique. Je ne m'étendrai pas non plus sur le sujet. Car lors de ce wek-end en question, le samedi et le dimanche, où ma soeur, son copain et moi avons séjourné dans une charmante petite île nommée La Pointe, avec plage, soleil, transats, air frais maritime et crevettes (j'adore les crevettes!), ma soeur et moi avons eu une altercation assez désagréable. Il n'y a pas eu d'insultes et nous n'en sommes pas venues aux mains. Il y a juste eu assez pour que je n'aie pas envie d'épiloguer dessus. Dans la société actuelle où prime l'égocentrisme et où le respect envers les aînés et la considération envers l'autre sont de plus en plus insignifiants, difficile à chacun de se faire sa place. Je compte y faire la mienne, même si je dois pour cela plutôt aller voir ailleurs, dans un coin où l'herbe est plus verte…

Clos donc, le chapitre sur mon séjour au Gabon (même si j'en garde globalement le souvenir d'une escapade sympa), ainsi qu'une fable de plus de Lafontaine. Souvenez-vous, à la fin de toute fable, dans un ton plutôt poétique, Jean de La Fontaine faisait toujours passer un message, une sorte de morale, de leçon à retenir pour la suite!

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vendredi 8 février 2008

Antoine de SAINT-EXUPERY - Le Petit Prince

Le_Petit_PrinceAuteur: Antoine de Saint-Exupéry
Titre: Le Petit Prince
(Roman)

Imaginez-vous perdu dans le désert, loin de tout lieu habité, et face à un petit garçon tout blond, surgi de nulle part. Si de surcroît ce petit garçon vous demande avec insistance de dessiner un mouton, vous voilà plus qu'étonné ! À partir de là, vous n'aurez plus qu'une seule interrogation : savoir d'où vient cet étrange petit bonhomme et connaître son histoire.

S'ouvre alors un monde étrange et poétique, peuplé de métaphores, décrit à travers les paroles d'un "petit prince" qui porte aussi sur notre monde à nous un regard tout neuf, empli de naïveté, de fraîcheur et de gravité. Très vite, vous découvrez d'étranges planètes, peuplées d'hommes d'affaires, de buveurs, de vaniteux, d'allumeurs de réverbères.

Cette évocation onirique, à laquelle participent les aquarelles de l'auteur, a tout d'un parcours initiatique, où l'enfant apprendra les richesses essentielles des rapports humains et le secret qui les régit : "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux."

Mon petit Commentaire: Alors là, que dire: c'est une Spéciale Coup de Coeur!!!
J'ai commencé à lire ce livre en portugais ("O Pequeno Príncipe") vers mes neuf ans, il se trouvait dans l'immense bibliothèque de mes parents. Personne ne me l'a mis entre les mains, je l'ai découvert toute seule, la couverture du livre m'ayant intriguée et attirée. Mais il se trouve que, très vite, je le mis de côté, trouvant le vocabulaire trop soutenu, ainsi que l'histoire, pour mon âge (de plus, j'étais scolarisée en système francophone et n'étais pas très à l'aise avec le portugais écrit). Cette histoire d'un garçon sorti de nulle part demandant à un adulte de lui dessiner un boa, un mouton et je ne sais quoi d'autre, me semblait à dormir debout (pardon, Antoine, j'ai toujours été tournée vers les histoires réalistes).
Toutefois, enfant, on ne voit jamais ou pas toujours, les messages que peuvent vouloir faire passer les auteurs dans leurs histoires. On se contente le plus souvent de lire l'histoire et voilà. Aujourd'hui, 18 ans plus tard, j'ai repris ce petit livre et je reste convaincue que Le Petit Prince ne s'adresse pas à des enfants. Il s'adresse probablement aux adultes, pour leur rappeler qu'un jour ils ont été enfants. Et ce que la plupart d'entre nous avions à l'époque, la pureté, l'innocence, le goût des choses simples et belles, nous l'avons perdu. Pourtant, c'est ce qui faisait de nous des êtres entiers. Tant que l'adulte se souvienne de cette part enfantine en lui, il peut être heureux. Enfin, sans dériver vers le débat philosophique, je n'ai qu'un mot à dire: lisez-le. Et ne dites pas que vous l'avez déjà lu. Quel âge aviez-vous quand vous l'avez lu? Essayez encore, cette histoire vous étonnera toujours et risque de vous apporter plus que vous ne le pensez.

Posté par Laura Maya à 13:10 - Lectures - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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