jeudi 12 novembre 2009
Rio Dans le Noir
Grande première pour moi, en direct de la ville de Rio, hier soir. Nous avons eu droit à un "blackout", une coupure générale de courant dans la ville. Je rentrais de Paumé-le-Bled, où je devais donner cours, aux environs de 22 heures, et je longeais déjà ma rue, lorsque soudain, plouf, plus de lumière. Immeubles dans le noir, rues dans le noir, plus de lampadaires, plus de feux de signalisation, métro à l'arrêt, etc.
Bon, on ne va pas dire que cela m'ait effrayée, avec Yaoundé, où les coupures de courant faisaient plutôt partie de la routine, j'ai été vaccinée. Mais enfin, pour Rio de Janeiro, c'était quelque chose d'un peu bizarre, du presque-jamais-vu...
Le moins drôle pour moi a été de devoir monter les huit étages à pied de mon immeuble, sans ascenseur. Eh oui. Car nos chers ascenseurs ne marchent pas sans courant, évidemment, il faut s'en douter. C'était toujours aussi peu drôle, lorsque, arrivant dans l'appart', je me suis rendue compte que, sans courant, pas moyen de toucher à l'ordi, et donc, pas moyen non plus de préparer mes cours pour le lendemain... Toujours aussi moins drôle, lorsque, le temps passant, pas de trace d'arrivée du courant dans la ville, la chère compagnie nationale d'électricité adorée, la Light, n'ayant pas pu trouver la solution miracle au pépin.
Il ne restait plus qu'à se mettre au lit, en ayant auparavant bien pris soin de débrancher tous appareils susceptibles de griller dès l'arrivée brusque du courant: ordi, télé, frigo, etc...
Le courant est arrivé aux environs de quatre heures du matin. Hallucinant. Je ne vous raconte pas le gros capharnäum dans ma ville. Croyez-moi, on s'en souviendra.
samedi 7 novembre 2009
L'Approche de la Canicule?
Oui, c'est bien l'approche de la canicule dans la ville trépidante de Rio de Janeiro. Ce n'est pas l'approche, elle est bien là. L'hiver - du 21 juin au 21 septembre, par ici - a à peine disparu que l'été bouscule le printemps, prêt à lui ravir la place, impatient, ne voulant pas faire le rang comme toutes les saisons... Vous vous rendez compte? Vraiment, les choses ne sont plus comme avant... Les saisons ne faisaient pas leur loi, il me semble. Mais les temps changent, paraît-il!
Aujourd'hui, il est tout juste treize heures et la température est... heu.. plutôt élevée. Quarante petits degrés, c'est tout. C'est sûr, ce ne sont pas les températures estivales toulousaines, ici, car entre la mer et les coups de vent, on arrive à s'en sortir... Mais tout de même, quarante degrés, on me dira...
Après une semaine chargée en évènements et émotions diverses, le week-end est presque déstabilisant. On aura passé toute la semaine à tout faire pour se surpasser, être à la hauteur des attentes de ses collègues, de ses élèves, ainsi que de ses propres objectifs professionnels. Et j'ai survécu, tout n'était pas de tout repos, mais l'expérience nous grandit, c'est l'essentiel, sans aucun doute.
Le vendredi, on est déstabilisé de quitter cet univers récent, l'équipe qui a su si bien nous mettre à l'aise, pourvu que cela dure, n'est-ce pas... Qu'à cela ne tienne, lundi, tout reprend, de nouveaux défis, nulle crainte que je m'ennuie, le pari semble gagné d'avance!
Bon, je vais souffler, car mon petit organisme n'est pas encore habitué au rythme effréné et si soudain, il lui faudra un peu de temps pour s'accorder au nouveau quotidien. Alors, je vais au centre ville, lorgner les magasins, me poser quelque part, prendre un pot. Avec cette chaleur, on laissera le thé et le café pour une autre occasion, et on se penchera plutôt sur quelque chose de bien glacé.
Et puis, plus tard, je reviendrai m'occuper de mes gribouillages, qui méritent eux aussi toute leur attention, on en conviendra?! Eh oui, tout cela, même sous quarante degrés...
mardi 3 novembre 2009
Gagne-Pain II Et Gribouillages
En peu de temps, tellement de revirements... Tant mieux, j'avais besoin de vivre d'autres expériences, de m'enrichir et de voguer vers d'autres horizons. Les mois qui suivront seront consacrés à l'étude et à la recherche, pour ce qui est de voir à court terme, car former de charmants individus en Français Langue Étrangère est loin d'être une tâche simple...
Mon besoin d'écrire demeure tout aussi présent, et je finalise les préparatifs avant la publication prochaine de mon essai.
Les petits et les grands tournants sont traumatisants, mais: ils nous aident à nous poser des questions sur nous-mêmes, nous évaluer, apprendre à nous dépasser, nous allier de courage et de détermination pour affronter de multiples défis. Vous ne trouvez pas?
mercredi 28 octobre 2009
La Réponse Capitale
Bon, il semblerait qu'une réponse soit arrivée, les amis! Un boulot en entreprise dans mon domaine- enfin - les langues étrangères, dans toute leur étendue. Une équipe qui m'a semblé dégager une sacrée énergie positive, ce qui me change un peu beaucoup de quelques expériences dans le passé... En tout cas, une expérienmce à coup sûr très enrichissante et un défi de tous les jours que j'ai envie de relever, car former des adultes n'est pas une tâche de tout repos et mon expérience de débutante dans le domaine s'en aperçoit déjà... Mais qu'est-ce que c'est vitalisant, revigorant, on se vide de toute son énergie pour la transmettre aux élèves, qui nous le rendent bien: voir les yeux brillants d'un élève, arrivé tout timide en début de cours, et qui s'efforce, participe, forme des phrases maladroites, débite des expressions toutes faites dont il se souvient qu'on lui ait appris... Là, on se dit que la journée est accomplie et que l'on l'est soi-même... On n'aura pas eu le temps de s'ennuyer dans la journée et de se demander si l'on servait à quelque chose, ça non.
Alors, c'est sûr, on va voir ce que ça donne, mais moi, ce que j'en dis, c'est que cette équipe, ce travail, en trois jours, m'ont redonné le coup de fouet, et surtout, SURTOUT: la certitude que le travail n'est pas simplement quelque chose de répétitif et de terriblement usant, bon à remplir le compt een banque. Cela peut être, et mieux vaut pour notre bien-être à long terme que cela en soit ainsi, une formidable expérience, très prometteuse, dans un cadre très prometteur.
samedi 24 octobre 2009
Suspens ou Suspense?
Se remettre à écrire sans souci, c'est bien ce que je voudrais me résoudre à faire. Mais hélas, trop de choses en suspens, et tant qu'elles sont en suspens, un peu difficile de se concentrer sur autre chose. Demain est un autre jour, c'est sûr. Et dans toute impasse, on trouve une minuscule porte de sortie.
Les réponses capitales à mes questions ne sont pas encore là, mais elles ne devraient pas tarder, je prends mon mal en patience... Et après? Eh bien, il sera grand temps de mettre les grands projets en route. Et entre nous, j'ai hâte.
jeudi 22 octobre 2009
Laura KITA KEJUO interviewée par Aurélie MARTIN
Me revoilà! Je reviens bien plus vite que prévu... Mais c'est que j'ai une bonne raison, car ce qui suit est un sacré remontant!!!
Je vous avais parlé d'une interview à paraître sur mon blog, eh bien, c'est chose faite. Aurélie Martin, journaliste toulousaine, a mis mon dernier trésor, Comme Une Odeur d'Ammoniac, à l'honneur.
Son intérêt et son enthousiasme débordant pour mon recueil de nouvelles m'ont fait chaud au coeur, et c'est avec grand plaisir que j'ai répondu à ses questions au mois de septembre.
Pour information, Aurélie est toulousaine, passionnée de livres, d'Histoire, de théâtre, de flûte douce... et essaie désespérément d'être présente à tout évènement culturel que sa ville natale veut bien lui faire découvrir. Juste en passant, nous nous sommes connues il y a très peu de temps, à travers la blogosphère, à 10 000 kilomètres de distance l'une de l'autre, mais figurez-vous que nous avons fréquenté la même université à Toulouse et habité le même quartier, à quelques rues près, sans le savoir. Le monde est plutôt petit...
Elle passe la plupart de son temps à écrire de nombreux articles de presse, tous en rapport avec l'actualité culturelle toulousaine. Pour ces derniers bons plans, n'hésitez pas à la contacter sur aureliem31(at)gmail.com !
Allez, c'est parti... Et encore merci, Aurélie!!!
Laura Kita Kejuo, comme un air de fièvre toulousaine
Par Aurélie Martin
J’ai eu le plaisir de pouvoir interviewer l’écrivain Laura Kita Kejuo par vidéo-conférence fin septembre 2009, à propos de son dernier recueil de nouvelles publié, Comme Une Odeur d’Ammoniac, narrant la situation de divers personnages dans la ville de Toulouse, le jour de l’explosion de l’usine AZF, le 21 septembre 2001. Laura Kita Kejuo est d’origine brésilo-camerounaise, écrit, traduit et forme des adultes en langues étrangères à Rio de Janeiro. Elle a fait ses études à Toulouse, ville qu’elle connaît bien et à laquelle elle voue une profonde admiration.
Aurélie: Laura, ton recueil de nouvelles comporte quatre nouvelles (Comme une odeur d’ammoniac, Le temps est maître, Lorsque s’écroule mon monde, Dommages et débris). Il est utile de préciser que ton livre n’est ni un documentaire, ni un essai, encore moins une prise de position globale, mais une fiction, dans son ensemble. Des histoires avec des personnages fictifs. Seule la catastrophe mentionnée est bien réelle... Ainsi que la ville de Toulouse, représentée par les lieux que tu mentionnes, la Place du Capitole, le quartier des Arènes, celui du Mirail, entre autres...
Laura: Oui, le décor et l’évènement principal du 21 septembre sont bien réels.
Aurélie: Je précise également que l’explosion de l’usine AZF est considérée comme la plus importante catastrophe industrielle sur le territoire français depuis janvier 1966. Au début de ton livre, tu cites un extrait du roman policier de l’écrivain toulousain Francis Pornon, Explosifs et Vieilles Ficelles, paru en 2007, et qui traite d’une enquête autour de l’explosion de l’usine AZF. Je cite: « Chacun voulut prendre à son tour la parole ou la plume pour écrire à sa façon cette histoire ambigüe et contestée, sinon oubliée. A chaque héros son discours parce qu’à chacun son trajet. On n’a jamais été aussi loin d’une vérité commune et partagée. » Cela se rapprochait-il de tes intentions ?
Laura : Oui, tout à fait. J’ai voulu raconter cette journée à ma façon. Et même si l’on retrouve quelques émotions communes dues à un désastre commun, chaque personnage du livre a vécu cette journée sous un angle différent. Je pense que chacun a donc le droit de retranscrire le 21 septembre 2001 à sa manière.
Lire l'interview dans son intégralité
mercredi 21 octobre 2009
Lente Remontée
La léthargie et l'hibernation ont assez duré. La vie sur Terre m'a causé pas mal de fil à retordre, et du coup, vous savez déjà comment ça se passe: inévitablement, cela a déteint sur mon humeur et ma vie de gribouilleuse. Et quand mes gribouillages sont au plus mal, je suis quasi inexistante, plus que l'ombre de moi-même. Tragique.
Mais je remonte hors du puits, certains détails cruciaux doivent encore être réglés cette semaine, des questions déterminantes pour le tournant professionnel. Après ça, je serai sans doute plus moi-même...
A très bientôt.
dimanche 18 octobre 2009
Laurent LUNA - De l'Autre Côté
Lumières sur...
Auteur: Laurent LUNA
Titre: De l'Autre Côté
(Roman)
© Irène Pauletich Éditions, octobre 2009
410 pages
Marc Andernos est un jeune chirurgien. Totalement accaparé par son
emploi au service des urgences d’un grand hôpital, sa vie privée se
résume à de simples contacts téléphoniques avec sa mère.
Un
phénomène inexplicable va le pousser à sortir de son petit monde bien
ordonné, car un enfant arrive aux urgences, percuté par un véhicule et
sauvagement agressé par des chiens…sans avoir quitté le lit de sa
chambre.
Perplexe et intrigué, Marc va tenter de mener une enquête
en parallèle de celle d’un officier de police qui approche d’une
retraite méritée.
Cette enquête va transporter le jeune praticien au-delà de tout ce en quoi il a toujours cru : le rationnel.
Un
thriller psychologique où le lecteur ne peut que subir humour,
intrigue, amour et horreur, avant de s’apercevoir que toutes les pistes
mènent ailleurs : « De l’autre côté »
Notes de l’auteur : un an
de travail d’écriture. Des milliers d’heures d’un bonheur que j’espère
vous faire partager…si vous avez les nerfs solides.
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Euh... Ce bouquin vient à peine de sortir, et déjà mon confrère aura épuisé le stock. Je vais donc devoir attendre un peu pour mon exemplaire dédicacé! Mais bien sûr, il est toujours possible de le commander par ICI.

samedi 17 octobre 2009
Best-Of Septembre 2007
La Spéciale des Best-Of , fidèle à elle-même. Cette fois-ci, c'est le mois de septembre 2007 qui est à l'honneur!
Best-Of Septembre 2007:
Quand Je Serai Plus Grande
Pas À Pas
jeudi 8 octobre 2009
Souvenirs Paternels
Bon, je me suis tenue à l'écart, un peu. Quelques évènements fâcheux. Mais j'ai repris le dessus, je réorganise mes prochaines activités professionnelles et culturelles des semaines à venir. Et si tout se passe bien, que du bonheur en vue, il faut bien se raccrocher à une devise et autant que ce soit celle-là!
J'ai mis de côté pendant plusieurs jours le gribouillage... Quelle grossière erreur. Rien ne m'équilibre plus que l'écriture. Mais il y a des jours où celle-ci semble tellement loin de la réalité, du quotidien changeant, que j'ai du mal à tout intégrer.
Hier, j'ai retrouvé les traces d'une amie de très longue date de mon père, qui a été témoin du mariage de mes parents, par la même occasion. Elle était aux anges et moi aussi. Elle a évoqué avec minutie des anecdotes d'une amitié des années 70, des bons souvenirs, des détails dignes du caractère bien trempé de mon papa adoré. C'était tout émouvant. J'ai eu l'impression de voir clairement, à travers ses mots, une personne qui, avant d'avoir été mari et papa, a avant tout été un jeune homme avec des rêves plein la tête, ayant soif de conquête du monde et de cultures multiples, de langues étrangères, de voyages, de livres. lI aurait été aux anges, de revoir cette amie chère, j'en suis persuadée.
Je suis heureuse d'avoir pu retrouver mon père sous cet angle-là.





